RMC

"Il n'y a pas de scène de crime, ni d’aveux": le mari de Delphine Jubillar va-t-il être remis en liberté?

Selon son avocat, les éléments avancés par le parquet ne sont pas fondés: "Il n’y a pas de scène de crime, il n’y a pas d’aveux" défend-il.

Cédric Jubillar va-t-il être remis en liberté? Placé en détention provisoire suite à sa mise en examen pour "homicide volontaire sur conjoint" le 18 juin dernier, 6 mois après la disparition de Delphine Jubillar, ses avocats ont fait appel de son placement en détention provisoire.

>> A LIRE AUSSI - Perquisition "fructueuse" au domicile de Delphine Jubillar en présence de son mari: ce que recherchent les enquêteurs

L'audience pour examiner cet appel était programmée ce mardi, mais elle a finalement été reportée: la Défense n’a obtenu l’intégralité des dossiers - l'équivalent de 10.000 pages - que ce lundi.

Pour Alexandre Martin, l'un des avocats de Cédric Jubillar, son client n'a pas à être en détention provisoire.

"Les éléments qui ont été avancés par le parquet peuvent être facilement démontés parce qu’ils sont soit faux soit erronés soit biaisés. Il n’y a pas de scène de crime, il n’y a pas d’aveux, il n’y a absolument rien aujourd’hui pour déjà retenir l’idée qu’il puisse être coupable d’un homicide. Nous allons déjà demander ce report pour exercer les droits à la défense de Cédric Jubillar dans des conditions parfaites”, a-t-il indiqué. 

Où en est l'enquête?

Une clé USB et des cartes mémoires ont été saisies mardi au domicile de Delphine et Cédric Jubillar à Cagnac-les-Mines (Tarn), quatre jours après la mise en examen et l'incarcération de ce dernier. Cédric Jubillar a été mis en examen et écroué vendredi pour "homicide volontaire par conjoint", six mois après la disparition de son épouse, Delphine, 33 ans, infirmière et mère de leurs deux enfants. Il conteste toute implication. Les enquêteurs sont à la recherche de nouveaux éléments - textos et photos - envoyés par le couple. 

Le magistrat avait insisté sur un "contexte de séparation très conflictuel" avec une violente dispute le soir du 15 décembre, date de la disparition de la jeune infirmière, une altercation dont aurait été témoin leur fils de 6 ans. 

Cédric Jubillar avait "de très grandes difficultés, affectives et matérielles, à accepter cette séparation", la surveillait, se montrait "intrusif", parfois "brutal et agressif", selon le procureur. L'infirmière est, elle, introuvable.

La rédaction RMC