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Images du Stade de France effacées: "C’est dramatique" pour le sénateur François-Noël Buffet

Sénateur du Rhône (LR), président de la Commission des lois du Sénat, qui auditionne les différents responsables après les incidents au Stade de France lors de la finale de la Ligue des champions, reste stupéfait après avoir appris ce jeudi que les images de vidéosurveillance du stade n’avaient pas été conservées.

Ils attendaient de regarder les images pour construire leur opinion sur les faits. Mais les parlementaires qui auditionnent les différents responsables après le fiasco de l’organisation de la finale de la Ligue des champions au Stade de France ont appris ce jeudi, en écoutant le représentant de la Fédération française de football, que les enregistrements des caméras de vidéosurveillance du stade n’avaient pas été conservés. Aucune demande n’a été faite pour les garder. "Stupeur" pour François-Noël Buffet, le sénateur du Rhône (LR) et président de la Commission des lois du Sénat. Avec ses homologues, il devra se contenter des images de la préfecture de police, à l'extérieur de l'enceinte. Et il n’a même pas de garantie sur l’existence des images de la RATP et de la SNCF.

"Celles du Stade de France, c’est très important, parce qu’il y a un système vidéo puissant, nombreux, qui permettrait de se rendre compte exactement de ce qu’il s’est passé et de pouvoir évaluer les fameux 30.000 ou 40.000 spectateurs qui auraient attendu d’abord près du stade, puis plus loin du stade, et s’assurer des propos qui ont été tenus. Donc c’est très ennuyeux. Il aurait fallu qu’une autorité demande au procureur de la République d’autoriser la conservation de ces images. Il semble que cela n’a pas été fait. C’est vraiment très embêtant, pour ne pas dire autre chose…", explique le sénateur dans "Apolline Matin" ce vendredi sur RMC et RMC Story.

"Scandale" ou "faute grave"

François-Noël Buffet déplore "l’absence d’un élément de preuve". Pour éviter la destruction des images, les autorités auraient dû demander au procureur de la République d’autoriser leur conservation. "Si on a la preuve qu’ils ont sciemment oublié de les demander (les images), ça devient un scandale. Si c’est un oubli, c’est une faute grave. Dans les deux cas, c’est une très grande difficulté", assure le président de la Commission des lois du Sénat, qui pensait pouvoir facilement visionner ces images de vidéosurveillance.

"La semaine dernière, le ministre de l’Intérieur (Gérald Darmanin, ndlr) nous a dit en commission qu’il tenait à notre disposition les images vidéo, rappelle-t-il. Nous étions en contact avec le ministre, en tout cas son cabinet, pour pouvoir organiser cette vision des images. Nous étions dans un climat de confiance et nous apprenons hier que, si les images de la préfecture ont été conservées, celles du Stade de France ont été supprimées. C’est dramatique." Pour François-Noël Buffet, après ce nouvel épisode dans ce fiasco, "ça ne donne pas une image de sérieux".

LP