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Procès du 13-Novembre: pourquoi des photos du Bataclan vont être diffusées?

Une femme se recueille devant le Bataclan, le 13 novembre 2019 à Paris

Une femme se recueille devant le Bataclan, le 13 novembre 2019 à Paris - Stéphane De Sakutin - AFP

A la demande de l'association de victimes Life for Paris, des images et des extraits sonores de l'attentat seront diffusés devant la cour d'assises pour "montrer la gravité de ces attaques sanglantes".

L’horreur de l'attentat du Bataclan sera plus que palpable ce vendredi après-midi à la cour d'assises spéciales de Paris. 19 photos prises par des policiers juste après l’évacuation de la salle, où l'on voit les victimes encore à terre, seront diffusées. Mais aussi trois extraits sonores enregistrés par un otage dans lesquels on entend des discussions entre les victimes et les policier, l’assaut final de la BRI et la libération des otages.

Si des extraits de ces enregistrements audio ont déjà été diffusés au début du procès pour entendre les revendications des terroristes au moment de leur entrée dans le Bataclan, l’association Life for Paris a demandé la diffusion de ces nouveaux extraits car ils sont nécessaires, selon elle, pour "faire jaillir la vérité" et "montrer la gravité de ces attaques sanglantes".

"On pense que c'est important, ça aide à la manifestation de la vérité et ça permet de confronter les accusés à ce qu'ils ont fait. C'est aussi très important pour plusieurs parties civiles qui étaient au Bataclan qui ont en souvenir les images de l'évacuation et qui veulent se confronter aux images de l'évacuation qui sont des éléments tangibles" a expliqué le président de Life for Paris Arthur Dénouveaux au micro de RMC.

Des précautions sur le choix des photos

La décision prise jeudi soir de les partager pendant l'audience ne fait pas l’unanimité au sein des parties civiles. Certains de leurs avocats s’y sont même opposés au nom de la dignité des victimes. Mais Arthur Dénouveaux a assuré que des précautions ont été prises pour ne pas heurter les parties civiles.

"On comprend tout à fait que ça ne fasse pas l'unanimité et c'est pour ça qu'on a essayé de faire une sélection qui ne permette pas de reconnaître les personnes décédées. On a pris plein de précautions et donc on est confiants sur le fait que ça se passera bien" a-t-il déclaré.

La cour a refusé que la diffusion se déroule à huis clos mais les mesures de sécurité "seront renforcées" pour éviter les fuites.

Emilie Roussey