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Procès du 13-novembre: quels sont les enjeux du verdict rendu ce mercredi?

Les dix magistrats de la cour d'assises spéciale vont rendre leur verdict ce mercredi après neuf mois d'audience. Les peines encourues vont jusqu'à la perpétuité incompressible. Pour les victimes, il sera l'occasion de reprendre le cours de leur vie.

148 jours après le début des audiences, le procès des attentats du 13 novembre s'achève. Le jury de la cour d'assises spéciale doit rendre son verdict à partir de 17 heures ce mercredi concernant les 14 accusés présents au procès.

Les peines requises vont de cinq ans de prison à la perpétuité criminelle incompressible pour Salah Abdeslam. Le seul membre vivant des commandos du 13 novembre s'est de nouveau excusé auprès des victimes au dernier jour des audiences et s'est défendu: "je ne suis pas un tueur. Si vous me condamnez pour assassinats, vous commettrez une injustice".

La perpétuité est requise à l'encontre de quatre autres des accusés présents à l'audience, avec une possibilité d'aménagement de peine. Il y a aussi ceux qui ne sont pas détenus: trois accusés comparaissent libres au procès et pourraient se retrouver en prison dès ce soir.

Le retour au quotidien pour les parties civiles

Les parties civiles vont de leur côté pouvoir commencer à penser à l'après. Pour certains ce sera une page difficile à tourner, comme pour Catherine Orsenne, victime de l'attentat au stade de France qui a assisté quasi-quotidiennement aux audiences avec son maillot de l'équipe de France sur le dos.

"Il y aura incontestablement un vide énorme, je ne sais pas combien de temps je vais le ressentir, il faut trouver des occupations de substitutions", a-t-elle confié au micro de RMC.

D'autres ont hâte de pouvoir reprendre le cours de leur vie. "Je n'ai qu'une envie, c'est de retourner à mon quotidien. J'ai mis six ans à sortir du Bataclan, ça fait six mois que j'y suis retourné, et il est temps que j'en sorte définitivement. [...] j'espère que dès ce soir je serais victime d'attentat à la retraite comme ça je pourrais passer à autre chose" a déclaré Bruno Poncet.

Des rencontres et des groupes de parole seront organisées en septembre par les associations de victimes. Une ligne téléphonique sera aussi à l'étude cet été pour les victimes qui ressentent le besoin de se confier.

Maxime Levy avec Emilie Roussey