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Avant la rentrée parlementaire, le député Richard Ramos s'attend à une année très mouvementée

Grève des médecins, réforme des retraites... La rentrée parlementaire ne sera pas de tout repos pour les députés en 2023. Pour se préparer, le député du Loiret Richard Ramos est allé à la rencontre de la population. Et il ne le cache pas la situation sociale ressemble plutôt à "une poudrière".

Les députés ne reprennent les travaux à l'Assemblée que la semaine prochaine, mais les députés se préparent déjà à des semaines mouvementées. En cause notamment, la réforme des retraites qui doit être présentée le 10 janvier prochain. Lors de ses vœux aux Français samedi soir, le président de la République Emmanuel Macron a confirmé sa volonté de mettre en place cette réforme avant l'été.

Alors en attendant le texte précis et le retour dans l'Hémicycle, plusieurs députés prennent le pouls des habitants de leur circonscription. C'est le cas de Richard Ramos, député Modem du Loiret.

Les vœux à peine échangés, le député Richard Ramos est interpellé par Vincent. “Tu as regardé les vœux du président? Mais là, il va mettre le pays dans la rue avec sa réforme des retraites. Vouloir faire travailler les gens plus longtemps quand la moitié est au chômage à 59 ou 60 ans, c’est un vrai problème”, lui indique-il. “Il faut aller plus loin parce qu’il faut financer le système”, lui répond Richard Ramos.

Un sentiment d'injustice, partagé par Marie-Dominique et Marie-Jeanne. Toutes les deux regrettent un manque de dialogue.

“Les débats, il n’y en a plus à l’Assemblée nationale. Elle a tout passé avec le 49.3 Élisabeth Borne. Vous faisiez de la figuration, Messieurs les Députés pendant ce temps-là", indiquent ces deux femmes.

"Une poudrière sociale"

Alors face à son député, Marie-Jeanne tire la sonnette d'alarme. “Moi, j’ai voté Macron, je ne renie pas ce que j’ai fait. Mais là, il s’éloigne de la base de façon trop importante”, appuie-t-elle.

Le café terminé, Richard Ramos en est bien conscient : ce mois de janvier est à haut risque politiquement.

“On est sur une poudrière sociale. Et donc il faudra dans l'hémicycle entendre le peuple français sur les retraites et ne pas leur imposer de force notamment par un 49.3. Il faudra leur dire droit dans les yeux ce qu’on va faire, mais attention pas en force, ils n’aiment pas ça”, assure-t-il.

Le député de la majorité prévient déjà. Si le projet du gouvernement reste une retraite à 65 ans, il ne votera pas cette réforme.

Romain Cluzel avec Guillaume Descours