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"Ça va les faire redescendre": les affaires Quatennens et Bayou au coeur de la rentrée de la Nupes

La rentrée politique de la Nupes, c'est ce mardi à l'Assemblée nationale, la gauche étant bousculée par les affaires des députés LFI Adrien Quatennens et EELV Julien Bayou.

Les députés de la Nupes se réunissent tous à l'Assemblée nationale ce mardi après-midi pour préparer la rentrée parlementaire. Tous, ou presque. On sait déjà que deux députés ne seront pas là. Ni Adrien Quatennens, ni Julien Bayou n'ont prévu d'y assister selon nos informations.

Il faut dire qu'on les imagine mal s'assoir à coté de leurs collègues et faire comme si de rien était. Le député LFI est accusé de violences physiques contre son ex-compagne, le député écologiste de violences psychologiques. "Comment voulez-vous que Julien Bayou vienne parler de la réforme des retraites ou du budget de la sécu dans ces conditions? Il est grillé pour des semaines", regrette l'un de ses soutiens, selon qui le député va avoir du mal à siéger dans l'hémicycle.

Ces deux affaires font tanguer la Nupes

Ces deux crises, coup sur coup, font resurgir les tensions au sein de l'alliance de la gauche. "Ça va les faire redescendre un peu, les Insoumis", lâche un cadre du parti communiste. "Ils se croyaient tout permis depuis les législatives. Au moins, ces sales histoires auront le mérite de rééquiliber les forces".

Un député socialiste n'y va pas par quatre chemins: "Moi, c'est très clair, je ne discute plus avec des élus qui ne sont pas capables de condamner comme il se doit les violences faites aux femmes."

L'ambiance risque d'être un peu tendue ce mardi après-midi à l'Assemblée. Et il n'y aura pas de caméra pour filmer, car le séminaire aura lieu à huis clos. Seule séquence ouverte aux journalistes: une conférence de presse ce mardi soir où il sera uniquement question de la rentrée parlementaire, est-il indiqué aux journalistes.

A droite, on en pense quoi?

Les adversaires de la Nupes se frottent les mains, même s'ils prennent tous bien soin de dénoncer les violences faites aux femmes avant de lancer leurs flèches. "Ils nous ont tellement fait la morale, ils nous ont tellement fait la leçon", a réagi le président de Reconquête, Eric Zemmour, lundi soir sur BFMTV.

Du côté du RN, on ne manque pas de sarcasme. "C'est ceux qui demandent votre démission dès que vous êtes garés en double file qui se font avoir... Ça leur apprendra", savoure un proche de Marine Le Pen.

Pierrick Bonno (édité par J.A.)