RMC

Corruption: l'ancienne vice-présidente du Parlement européen Eva Kaili reste en détention

La vice-présidente du Parlement européen Eva Kaili à Bruxelles le 6 décembre 2022

La vice-présidente du Parlement européen Eva Kaili à Bruxelles le 6 décembre 2022 - Eric VIDAL / EUROPEAN PARLIAMENT / AFP

L'enquête se poursuit dans cette affaire de corruption présumée, impliquant le Qatar, au Parlement européen. L'eurodéputés grecque et ex vice-présidente du Parlement Eva Kaili reste en prison. En cause: à la suite d'une grève, la comparution devant la justice belge pour savoir si elle reste en détention ou pas a été reportée au 22 décembre, à cause d'une grève.

Après l'énorme scandale de corruption présumée, impliquant le Qatar, au Parlement européen, l'enquête se poursuit.

Mardi, la police fédérale belge a publié, sur son compte Twitter, une photo de l'argent saisi "lors de perquisitions menées en région bruxelloise": 1,5 million d'euros au total, en petites coupures.

Une audience reportée au 22 décembre

L'eurodéputée grecque Eva Kaili se trouve parmi les personnes impliquées. Elle était également vice-présidente du Parlement, avant d'être déchue de son poste à cause de ce scandale. L'élue âgée de 44 ans est soupçonnée d'avoir été payée par le Qatar pour défendre les intérêts de cet émirat qui accueille actuellement le Mondial de football.

Elle a été écrouée dimanche, avec trois autres personnes, dont son compagnon, Francesco Giorgi. Alors qu'elle devait comparaître ce mercredi devant la chambre du conseil de Bruxelles qui doit décider si elle reste en détention ou pas, son audience a été reportée au 22 décembre.

En effet, Eva Kaili n'a pas pu se rendre au tribunal à cause d'un mouvement de grève en prison. En revanche, les trois autres personnes écrouées étaient bien présentes.

Elle dit ne pas connaître l'existence de l'argent

La chambre du conseil de Bruxelles a décidé de maintenir Francesco Giorgi en détention.

Un autre avocat de l'eurodéputée, Michalis Dimitrakopoulos, a affirmé mardi à l'AFP à Athènes que sa cliente "ne connaissait pas l'existence de l'argent" retrouvé à son domicile à Bruxelles.

AB avec AFP