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Eric Zemmour: "Vladimir Poutine a été un grand président dans les années 2000"

Le candidat à la présidentielle Eric Zemmour était l'invité des "Grandes Gueules" ce lundi sur RMC et RMC Story. Il est revenu sur ses mots datant de 2018, quand il disait rêver d'un "Poutine français". Des propos qu'il est obligé de nuancer aujourd'hui dans le contexte de guerre en Ukraine.

“Je rêve d’un Poutine français”. Ces mots, prononcés par Eric Zemmour, ne sont pas récents. Pourtant, dans le contexte actuel de la guerre en Ukraine mené par le président russe, ils font tache. Cette phrase, le polémiste l’avait prononcée en 2018 lors d’une interview au journal L’Opinion.

Ces propos, ressortis depuis, lui ont causé du tort, et même des points dans les sondages à quelques jours désormais du premier tour de la présidentielle. Alors le candidat a tenté de les nuancer ce lundi dans les "Grandes Gueules" sur RMC et RMC Story.

“Quand j’ai parlé de ‘Poutine français’, qu’est-ce que j’ai voulu dire? Je reconnaissais à Poutine d’abord d’être un patriote russe et deuxièmement, d’avoir redressé son pays après la terrible décennie 1990, où les Russes vivaient dans la misère, où les retraités russes ne touchaient pas leur retraite. Il a refait de son pays une grande puissance, crainte. Poutine, dans les années 2000, a été un grand président. Aujourd’hui, la situation l’a conduit à des actes inqualifiables et condamnables”, a-t-il indiqué.

Eric Zemmour "renonce" à qualifier Vladimir Poutine de criminel de guerre

Eric Zemmour refuse catégoriquement d’affirmer que le président russe doit être considéré comme un “criminel de guerre”. Une position qu’il tient dans l’optique où, s’il est élu, il devra rencontrer Vladimir Poutine.

“Criminel de guerre, qu’est-ce que ça veut dire ? Qu’on va le juger dans un tribunal ? Vous allez juger le président d’une puissance nucléaire ? Je vous souhaite bien de la chance. Tout ça, ce sont des grands mots. J’ai tout de suite condamné cette agression. Évidemment, il va y avoir une montée des destructions. C’est inévitable. Il a eu tort d’agresser. C’est l’agresseur et il doit être condamné", a-t-il affirmé.

Guillaume Descours