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Il y a plus d'indécis qu'à d'autres présidentielles

Les indécis n'ont plus que deux jours pour décider pour qui ils vont voter dimanche, au premier tour de la présidentielle. A en croire Bruno Cautrès, chercheur au Cevipof et enseignant à Sciences-Po Paris, invité ce vendredi de Bourdin Direct, ils seraient un peu plus nombreux que d'habitude pour cette présidentielle.

A deux jours de la présidentielle, beaucoup n'ont pas encore fait leur choix. Quel bulletin vont-ils placer dans l'urne dimanche lors du premier tour de la présidentielle? A en croire Bruno Cautrès, chercheur au Cevipof et enseignant à Sciences-Po Paris, les indécis seraient un peu plus nombreux que pour les précédentes présidentielles.

"Il y a plus d'indécis qu'à d'autres élections à la même période. Mais pas beaucoup plus", a-t-il dit ce vendredi dans Bourdin Direct. "Il y a deux catégories d'indécis. D'abord ceux qui sont perdus, parce qu'ils sont faiblement politisés et qu'ils ont le sentiment que la politique n'est pas pour eux.

"Des indécis dans tous les électorats, sauf..."

Et il y a une autre catégorie, plus minoritaire, composée de ceux qui suivent beaucoup l'actualité politique mais se sentent perdus parce qu'ils ont plusieurs choix". Il fait dire qu'avec 11 candidats, le choix est effectivement large. "Mais l'indécision, c'est avant tout un symptôme: le fait d'être perdu et d'avoir du mal à s'y retrouver".

"Dans cette élection, on a des indécis dans tous les électorats", a précisé Bruno Cautrès. Seuls François Fillon et Marine Le Pen peuvent compter sur des électeurs décidés. "Fillon et Le Pen ont un électorat chez qui l'indécision est la plus faible. La contrepartie, c'est qu'ils ont une réserve de voix plus réduite, c'est plus difficile pour eux d'aller trouver d'autres électeurs. C'est l'inverse pour les autres: ils ont un peu plus d'électeurs fluides (sic), mais ils ont une réserve de voix plus importante".

P. Gril avec JJ. Bourdin