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Incendies: Sandrine Rousseau tacle "l'impréparation" et le "déni" de l'Etat

Alors que le pays connaît une sécheresse record et de nombreux incendies, Sandrine Rousseau, députée Nupes et invitée de RMC ce jeudi, a dénoncé l'impréparation et le déni de l'État.

La France connaît une sécheresse record, des incendies se déclenchent dans tout le pays et plus d'une centaine de communes n'ont plus accès à l'eau potable. Et selon Sandrine Rousseau, députée Nupes de Paris, invitée sur RMC ce jeudi 11 août 2022, "ce n'est que le début".

Elle a mis en avant les rapports du Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat). "On en est au sixième et ils sont tous convergents", explique-t-elle.

"On savait qu'il y aurait une sécheresse exceptionnelle, on n'a pas anticipé"

"Ils disent que la caractéristique de la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui, c’est que les événements extrêmes, ces incendies, ces grandes sécheresses, ces inondations, tout cela va se développer et va se multiplier dans les années à venir."

Elle a également dénoncé l'impréparation de l'État face à ces événements. "La sécheresse était déjà installée dans le sud de la France et particulièrement dans le sud-ouest depuis plusieurs mois, a-t-elle souligné. Au mois de mars les viticulteurs, par exemple, s’alarmaient du taux de sécheresse des sols donc on savait qu’il y aurait une sécheresse qui serait exceptionnelle et on n’a pas anticipé, on n’a pas mis les moyens."

Revoir la politique des risques naturels

Sandrine Rousseau a pointé du doigt le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu. "Je me souviens des questions posées dans l’Assemblée nationale, où il nous parlait de mesures qu’il prendrait en 2023. Il y a eu une forme d’aveuglement, de déni, une impréparation et aujourd’hui on se retrouve au pied du mur, sans moyens."

Selon elle, "il faut revoir complètement notre politique de prévention des risques naturels parce qu’aujourd’hui ça va devenir quelque chose de très important dans notre vie de tous les jours donc il faut qu’on soit prêt".

A.B