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Incident raciste à l'Assemblée: Renaissance "ne siègera pas" sans sanction lourde contre le député

(photo d'illustration)

(photo d'illustration) - Geoffroy Van der Hasselt © 2019 AFP

Le groupe Renaissance de la majorité présidentielle a annoncé ne plus siéger à l'Assemblée nationale en attendant une sanction lourde contre le député du RN Grégoire de Fournas, accusé d'avoir lancé des propos racistes à l'encontre d'un élu LFI ce jeudi.

Le groupe Renaissance "ne siègera plus" tant que le député RN accusé d'avoir lancé dans l'hémicycle des propos racistes à l'encontre de son collègue LFI ne sera pas lourdement sanctionné, a indiqué jeudi le vice-président du groupe Sylvain Maillard.

"Nous ne siègerons plus tant qu'une sanction lourde (n'aura) pas été prononcée (...). Le vernis est en train de craquer. C'est ça le Rassemblement national", a relevé le député devant la presse. "Marine Le Pen doit exiger sa démission sans délai", a tweeté de son côté Stéphane Séjourné, numéro un du parti présidentiel.

La séance suspendue

Plus tôt ce jeudi, la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a suspendu la séance de questions au gouvernement jeudi, après une interpellation raciste dans l'hémicycle qui a provoqué l'indignation des députés.

Lors d'une intervention du député LFI Carlos Martens Bilongo sur le "drame de l'immigration clandestine", Grégoire de Fournas un député du RN a lancé dans l'hémicycle "qu'ils retournent en Afrique" ou "qu'il retourne en Afrique".

Après quelques minutes de confusion, la présidente de l'Assemblée a choisi de mettre fin à la séance "compte tenu de la gravité des faits" et de "l'émotion légitime" dans l'hémicycle.

G.D. avec AFP