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IVG: deux propositions de loi pour inscrire le droit à l'avortement dans la Constitution

La Nupes et Renaissance ont annoncé ce week-end déposer chacun une proposition de loi pour inscrire le droit à l'avortement dans la Constitution française, quelques heures après la décision de la Cour suprême américaine de supprimer le droit fédéral à l'IVG.

Désormais, dans huit Etats américains, les femmes n'ont plus le droit de se faire avorter. En réaction à la décision de la Cour suprême américaine, la présidente du groupe Renaissance (ex-LREM) Aurore Berge a souhaité sanctuariser la pratique de l'avortement en faisant entrer ce droit dans la Constitution française.

La Nupes dépose aussi un texte ce lundi, quatre ans après la proposition insoumise, refusée à l'époque par l'Assemblée nationale à majorité LREM. Une proposition de loi commune à toute la gauche qui emboîte donc le pas du texte déposé samedi par la majorité, et qui sera soutenu par le gouvernement, selon Elisabeth Borne. Deux textes différents qui ont donc un même objectif: inscrire le droit à l'avortement dans la Constitution de la Ve République.

Un sujet qui divise

Ce sujet semble en apparence consensuel, mais fait l'objet de divisions politiques. Ce dimanche, François Bayrou, le président du Modem, pourtant un des principaux alliés d'Emmanuel Macron, a pris ses distances en se demandant si cette idée est vraiment "utile pour le pays en ce moment".

Désormais pour que le droit à l'avortement ait une chance d'être inscrit dans la Constitution, il faut que la loi soit adoptée dans les mêmes termes à l'Assemblée Nationale et au Sénat, où la droite détient la majorité, avant d'être obligatoirement soumis à un référendum. Ce serait alors aux Français de décider.

Paul Barcelonne avec MM