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IVG: vers une annonce de la majorité le 8 mars pour la journée des droits des femmes?

Le 8 mars, ce sera la journée internationale du droit des femmes. Une date symbolique que pourrait utiliser la majorité pour faire une annonce sur l'IVG. Beaucoup espèrent un geste en ce sens.

Beaucoup de parlementaires de la majorité ont coché la date du 8 mars sur leur agenda. Qui dit 8 mars, dit journée internationale des droits des femmes. Une date symbolique que l’exécutif pourrait choisir pour faire une annonce sur l’IVG et présenter un projet de loi pour inscrire l’interruption volontaire de grossesse dans la Constitution. Beaucoup dans la majorité espèrent en tout cas un geste en ce sens.

Aujourd'hui, députés et sénateurs ont déjà chacun voté un texte sur l'IVG. Mais un projet de loi du gouvernement pourrait donner un sacré coup d’accélérateur au processus. En évitant ainsi l'organisation risquée d'un référendum. “C’est mieux que le gouvernement présente son texte. Ce serait très utile et tout le monde le dirait,” encourage par exemple l’entourage de la présidente de l’Assemblée.

Alors Emmanuel Macron va-t-il faire cette annonce le 8 mars? “Ça marquerait le coup, ça nous permettrait de présenter quelque chose de positif aux Français”, juge un député Renaissance. À l’Élysée, à Matignon, personne ne confirme. Mais personne ne dément non plus. C'est une piste étudiée. Et “ce serait un très beau signal envoyé au reste de la planète”, considère une conseillère ministérielle.

Une stratégie après la mobilisation du 7 mars?

Dans l'opposition, la gauche y est favorable. Même si une écologiste voit quand même une manipulation au lendemain des manifestations du 7 mars. “Avec la réforme des retraites défavorables aux femmes, le gouvernement cherche à redorer son blason féministe”, indique-t-elle.

Pour autant l’inscription de l’IVG dans la Constitution ce n’est pas pour tout de suite. Si le gouvernement présente en effet son projet de loi, ça évite certes de passer par la case référendum. Mais ça ne dispense pas de réunir le Congrès à Versailles. Tous les députés, tous les sénateurs dans le même hémicycle du château de Versailles pour voter le texte. Il faut alors une majorité des trois-cinquième et non uniquement la moitié des voix. Ce qui à ce jour n’est pas gagné.

Si les deux chambres du Parlement ont voté, chacun de leur côté, la Constitutionnalisation de l'IVG, elles ne sont pas d'accord sur la formulation. Un droit pour les députés, contre une simple liberté pour les sénateurs. Alors si le gouvernement décide de passer par un projet de loi, il devra alors trouver une formulation satisfaisante pour le plus grand nombre des parlementaires.

Cyprien Pézeril