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La motion de censure de la Nupes contre Elisabeth Borne rejetée à l'Assemblée nationale

Seulement 146 députés ont voté pour la motion de censure déposée par la Nupes contre Elisabeth Borne et son gouvernement lundi soir à l'Assemblée. Bien trop peu pour réussir à faire tomber la Première ministre.

La motion de censure déposée par la Nupes a été rejetée ce lundi soir par les députés. Seulement 146 parlementaires se sont prononcés pour une censure du gouvernement. Parmi eux, 145 députés de gauche et le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan. La Nupes n'a donc même pas fait le plein. Six socialistes ont fait défection dont Valérie Rabault, la vice-présidente de l'Assemblée nationale. Pour que le gouvernement tombe, il fallait qu'une majorité absolue se prononce pour la motion de censure, soit 289 députés.

La Nupes avait déposé cette motion lors du discours de politique générale d'Élisabeth Borne la semaine dernière, alors que la Première ministre n'avait pas soumis ce discours au vote des parlementaires.

Quelques secondes seulement après le rejet de la motion de censure, Olivier Véran est devant les caméras. Et le porte-parole du gouvernement est visiblement agacé par la Nupes.

“Nous allons désormais pouvoir travailler. Je voulais vous dire que c’est une demi-journée qui n’a pas été consacrée dans cet hémicycle au débat parlementaire, à l’heure où les Français nous demandent d’agir pour le pouvoir d’achat”, a-t-il indiqué.

Une attitude méprisante selon Corbière

Quasiment mot pour mot, le même discours sur les bancs du Rassemblement National, en quête de respectabilité. La députée Laure Lavallette dénonce une perte de temps. “Les Français nous ont élus pour qu’on travaille, pour qu’on améliore leur quotidien, pour qu’on ramène du pouvoir d’achat”, rappelle-t-elle.

Pour les Insoumis, cette motion a permis de voir qui soutenait le gouvernement. Le député Alexis Corbière balaie l'argument de ses opposants.

“C’est extrêmement méprisant. Ça prend la mesure même, presque vertigineuse, entre le décalage qu’il y a entre cette manière de dire il n’y a que notre politique qui existe, il n’y a que notre politique qui est souhaitée, il n’y a que notre politique qui est réalisable et quiconque s’oppose à nous est dans le blocage, la posture… C’est une vision idéologique un peu totalitaire en fait”, assure-t-il.

Les débats ont repris dès lundi soir à l'Assemblée sur le projet de loi sanitaire.

Pierrick Bonno avec Guillaume Descours