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Les raisons du départ de Valérie Pécresse des Républicains

Depuis les élections européennes, et son score historiquement bas, la crise s'approfondit chez les Républicains.

Elle y pensait depuis longtemps mais c'est la réunion autour du président du Séant avant-hier qui l'a décidé selon son entourage. En direct sur France 2, Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, a annoncé quitter le parti, une nouvelle épreuve pour une droite dans la tourmente après sa cinglante défaite aux Européennes et trois jours après la démission de son président, Laurent Wauquiez.

"J'ai acquis la conviction que la refondation de la droite ne pourra pas se faire à l'intérieur et qu'elle doit se faire à l'extérieur du parti", a expliqué Mme Pécresse au 20h de France 2, avant de poursuivre: "Le parti est cadenassé de l'intérieur, dans son organisation mais aussi dans ses idées". 

"Je pense qu'aujourd'hui, ça n'est plus possible dans le parti. Tous ceux qui sont aujourd'hui dans le parti, qui sont aux responsabilités dans le parti, y compris les parlementaires, ne souhaitent pas ouvrir une réflexion sur la France d'aujourd'hui", a considéré Valérie Pécresse.

"Coup dur"

En appelant à "un électrochoc", elle a encore souhaité "tout rénover du sol au plafond en ouvrant les portes et les fenêtres, avec de la société civile, en faisant revenir tous ceux qui sont partis, et ça, aujourd'hui, les Républicains ne le veulent pas". 

Valérie Pécresse voulait la disparition des Républicains au profit d'une alliance de la droite et du centre. Elle n'a pas eu lieu. Dont acte. La présidente de la première région de France, une Gaulliste, s'en va avec la plupart des membres de son micro-parti "Libres", des élus locaux d'Ile-de-France, dont Florence Portelli, Romain Réda ou encore Mael de Calan dans le Finistère.

Les cadres du parti dénoncent une décision triste, incompréhensible, injuste. "Ca va donner des idées à tous ceux qui ont leur propre formation", nous confie un ancien ministre de Nicolas Sarkozy qui parle d'un "coup dur pour le parti". Peut-être le coup fatal: les Républicains perdent l'un des rares prétendant à la succession de Laurent Wauquiez. 

Pierrick Bonno