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"On va vers un black-out territorial": l'inquiétude des petites villes sur la facture d'énergie

Le président de l'association des Petites Villes de France, Christophe Bouillon, invité de la Matinale week-end de RMC s'est inquiété des hausses des factures pour les petites collectivités et craint "un black-out territorial" où de nombreux services municipaux seraient contraints de mettre la clé sous la porte.

Christophe Bouillon est inquiet. Le président de l'association des Petites Villes, invité de la Matinale week-end de RMC, de France voit les factures de sa commune et de celles des autres adhérents de son association flamber. Si le maire de Barentin (Seine-Maritime) ne va pas augmenter les impôts locaux, certains des ses 4.000 homologues vont devoir le faire: "On a des hausses vertigineuses, les factures flambent. A chaque fois qu'on veut faire des travaux, les entreprises répercutent les hausses d'énergies."

"Des communes sont obligées de fermer des piscines, des médiathèques, des musées... On va vers un black-out territorial !", s'alarme Christophe Bouillon.

Il demande une réaction du gouvernement pour accompagner les communes et pense qu'on "ne mesure pas la difficulté que vivent les petites villes": "il faut qu'on ferme les mairies pour qu'on réagisse", demande-t-il.

"Les maires, qui doivent prendre des décisions difficiles, attendent qu'ils soient aidés pour mieux isoler les bâtiments, faire des économies d'énergie. C'est maintenant que les décisions se prennent."

Accueillir les réfugiés ? "C'est difficile !"

Autre sujet qui concerne les territoires ruraux, le projet de loi immigration voulu pour 2023 par Emmanuel Macron. Le chef de l'État se baserait sur les petites villes pour avoir une meilleure répartition des réfugiés sur le territoire français. Une idée qui n'est pas forcément faisable pour Christophe Bouillon.

Le président de l'association des Petites Villes de France estime que, si ces communes ont pris leur part lors de l'accueil des réfugiés ukrainiens ou même auparavant, et qu'elles peuvent être candidates pour accueillir à nouveau des réfugiés, il reste plusieurs problèmes pour les accueillir dans de bonnes conditions:

"Pour que ça marche, il faut du logement, de l'emploi, une offre de soins, des transports. Ici, dans la ruralité, c'est difficile", concède-t-il, visant notamment la déserficiation médicale.

Idem pour les citadins qui souhaiteraient retourner à la campagne. Il pointe "une forte demande pour poser leurs valises chez nous" mais les petites villes "n'ont pas forcément l'offre de logements satisfaisante et le frein définitif à l'installation, c'est l'offre de soins."

https://twitter.com/mmartinezrmc Maxime Martinez Journaliste RMC