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Présidentielle: les fiascos historiques de Valérie Pécresse et Anne Hidalgo

Emmenés par Valérie Pécresse et Anne Hidalgo, Les Républicains et le Parti socialiste, les partis traditionnels de la droite et de la gauche, ont chuté très bas ce dimanche au premier tour de l’élection présidentielle.

La droite et la gauche traditionnelles au plus bas. Deux candidates, Valérie Pécresse et Anne Hidalgo, et deux partis qui ont marqué l’histoire politique de la France, Les Républicains et le Parti socialiste, ont vécu de véritables fiascos ce dimanche soir. A eux deux, LR et le PS culminent en 2022 à 7%. Dix ans plus tôt, l'addition grimpait à 56%...

Présentée comme une sérieuse rivale d’Emmanuel Macron quand elle a remporté la primaire LR cet hiver, Valérie Pécresse s’est effondrée au premier tour de l’élection présidentielle avec environ 4.9% des voix selon les derniers résultats officiels à 97% des bulletins comptabilisés. Il faut passer la barre fatidique des 5% pour le remboursement des frais de campagne. Si la présidente de la région Ile-de-France échoue dans le bilan final à la dépasser, cela coûtera très cher aux Républicains.

"C’est une catastrophe électorale qui n’est pas forcément une surprise, a reconnu un député LR ce dimanche à l’annonce des résultats. La survie du parti est engagée. Elle a fait des erreurs mais ce score n'est pas à la hauteur du travail fourni. Il faut tout changer de A à Z, du plafond au plancher. Notre objectif, c’est de choisir une voix et de se renouveler. Si on est sous les 5%, on change de dimension dans la défaite."

"C'est une déception personnelle et collective", a assuré de son côté Valérie Pécresse avant de rappeler son engagement "contre les extrêmes", en citant Jacques Chirac, et d’annoncer qu’elle voterait "en conscience" pour Emmanuel Macron au deuxième tour.

Le PS antépénultième du premier tour

En 2017, Les Républicains avaient récolté 20% des suffrages avec François Fillon. Les socialistes, eux, avaient déjà chuté très lourdement, dans la foulée du mandat de François Hollande, avec 6,3% pour Benoit Hamon. Mais Anne Hidalgo fait pire, trois fois pire, avec 1,8% des voix et l’antépénultième place, avec seulement Philippe Poutou et Nathalie Arthaud derrière elle, selon les estimations ce dimanche soir. C'est seulement 70.000 voix de plus que le vote blanc (538.495 voix soit 1.52%). Un fiasco annoncé, qui a conduit le PS à faire preuve d’une grande prudence sur les dépenses de campagne.

Chez les socialistes, à deux mois des élections législatives, l’enjeu est désormais de trouver des accords avec les autres partis de gauche. "Nous travaillerons au rassemblement de la gauche dispersée qui n'a pas su s'unir quand il le fallait, dès l'automne avec les forces sociales et associatives, pour retisser en profondeur ses liens vitaux de confiance avec les classes populaires et moyennes et lui redonner la force d'incarner un nouvel espoir et une alternative pour demain", a assuré Anne Hidalgo. Vaste chantier.

LP