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Yannick Jadot s'intéresse à une place au Sénat, après sa carrière de député européen

Yannick Jadot va terminer en 2024 son troisième mandat de député européen. Il ne pourra pas se présenter pour un 4e mandat et pourrait donc viser un siège de sénateur. Selon son entourage, l'idée l'intéresse.

Et si Yannick Jadot devenait sénateur? “Il s’y intéresse”, nous confirme en tout cas un de ses proches. “Ce serait mentir de dire qu’il n’y pense pas”, nous dit un autre. Clairement, c’est une piste qui est sur la table. Yannick Jadot est actuellement député européen, mais son troisième mandat va prendre fin en 2024. Problème, chez Europe Écologie-Les Verts, la règle veut qu’on ne se représente pas une quatrième fois. Une dérogation n’est pas impossible, d’autant qu’il se sent très à l’aise dans son siège à Strasbourg, mais il verrait plusieurs avantages à le troquer avec un fauteuil au Sénat, alors des élections sénatoriales auront lieu en 2023.

Le plus gros avantage, c’est d’être un peu plus audible sur la scène nationale. Même si ses lieutenants assurent qu’il est encore très invité sur les plateaux, on comprend qu’il veut l’être un peu plus. “Il a mûri là-dessus”, nous dit un élu écologiste. “Il a envie de s’exprimer dans le débat public français”, continuer à “porter une parole au niveau national”.

Une visibilité pour les écologistes

Preuve qu’il y songe sérieusement, dans son cercle proche, on commence déjà à lorgner sur certaines circonscriptions. Beaucoup parlent déjà d’un siège à Paris, alors que les écologistes pourraient en décrocher trois dans la capitale. Ce qu’un de ses fidèles ne lui conseille pas franchement. “Il a fait sa campagne présidentielle sur le thème des territoires. Ce n’est pas pour s’enfermer à Paris”, indique-t-il.

Comment les ambitions de Yannick Jadot sont-elles perçues par les autres sénateurs? Du côté du groupe écologiste, on ne voit pas cela d’un mauvais œil. En tout cas, un sénateur écolo assurait que l’idée était “loin d’être idiote”. De là à déjà l’imaginer chef du groupe écologiste, on n’y est pas encore, mais “sans doute, ça lui donnerait de la visibilité”, dit cet élu. À lui, mais aussi “à nous, au groupe”.

Un coup de projecteur que d’autres, à gauche, accueillent plutôt bien. Un sénateur socialiste reconnaît qu’avoir au Sénat “ce genre de personnalités, qui pèsent sur le plan politique national, c’est tant mieux”. Encore faut-il qu’il décide d’être officiellement candidat. Mais s’il se présente, “c’est pour être élu et utile”, insiste un de ses proches.

Hélène Terzian