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Qui est Jocelyn Zou, un des leaders de la contestation en Guadeloupe ?

LE PORTRAIT DE POINCA – Ce pompier cinquantenaire est aussi le secrétaire général adjoint de Force Ouvrière pour les pompiers guadeloupéens.

C’est un cinquantenaire, pompier depuis 23 ans, en poste aux Abymes près de Point-à-Pitre, l’adjudant-chef Jocelyn Zou, syndiqué FO, secrétaire général adjoint de Force Ouvrière pour les pompiers guadeloupéens et surtout porte drapeau de la lutte contre l’obligation vaccinale.

Il y a huit jours, le 15 novembre, il était censé, comme tous les pompiers, avoir un schéma vaccinal complet. Mais comme il s’y refuse, c’est donc ce jour-là qu'il s’est mis en grève.

Depuis, il multiplie les interviews, dont une très remarquée à la chaîne locale Canal dix ou il explique que s’il accepte le vaccin aujourd’hui, demain on lui demandera de se couper un doigt. Et après-demain autre chose encore.

Il affirme que comme pompier, il est témoin des ravages des effets indésirables du vaccin dont, dit-il d’une augmentation des crises cardiaques. Ce que ne confirme aucune étude médicale. Selon lui, 70% des pompiers guadeloupéens refusent comme lui de se vacciner.

Réquisitionné sans passe sanitaire

Il est gréviste mais réquisitionné. Il continue à travailler même s’il n’a pas de passe sanitaire. Il est donc amené à aller éteindre les incendies sur les barrages, incendies qu’il encourage par ailleurs. C’est sans doute ce que l’on appelle un pompier pyromane.

En tant que fils de policier à la retraite, il regrette que des pompiers se soient affrontés aux gendarmes avec leur lance à incendie.

Ces derniers jours, il a surtout vécu un incident plus grave: il conduisait un camion qui a été visé par des tirs et touché par une balle. Les jeunes, dit-il, ont confondu les pompiers avec les forces de l’ordre. Il dit ne pas cautionner cette violence mais la comprendre. 

Sur la crise actuelle, dans une interview au Parisien, il est circonspect: "Sincèrement, je ne sais pas comment tout cela va finir".

Nicolas Poincaré