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Scandale des maisons de retraite Orpea: la ministre Brigitte Bourguignon lance "une enquête flash" et réclame "des explications"

Dans "Apolline Matin" ce mercredi sur RMC et RMC Story, la ministre déléguée chargée de l’Autonomie Brigitte Bourguignon a annoncé lancer "une enquête flash" et convoquer la direction du groupe Orpéa après le scandale révélé par une enquête dans le livre "Les fossoyeurs".

Le gouvernement veut vite réagir. Après le scandale sur les pratiques du groupe Orpéa dans ses maisons de retraite, révélé par le livre "Les fossoyeurs", la ministre déléguée chargée de l’Autonomie Brigitte Bourguignon a annoncé dans "Apolline Matin" ce mercredi sur RMC et RMC Story le lancement d’une "enquête flash" et la convocation des dirigeants de l’entreprise pour "des explications". "Si ces faits sont avérés, ils sont extrêmement graves et nous les condamnons, explique Brigitte Bourguignon. Quand on a ce type de témoignage, ça vous remue, c’est une évidence. Il ne faut pas que ça perdure."

"Il s’agit d’un seul groupe et d’un établissement en particulier, souligne la ministre déléguée en référence à la maison de retraite de Neuilly-sur-Seine qui est pointée du doigt. Je ne voudrais pas qu’on fasse des généralités. Depuis hier, des généralités sont faites, des raccourcis aussi. Moi, j’ai fait vérifier, il y a eu des contrôles sur ces situations lorsqu’elles ont été signalées en 2018. Je veux m’assurer que ces contrôles ont été suivis d’effets. Je vais demander à l’administration une enquête flash sur le suivi de ce contrôle qui a été effectué en 2018. Je convoque la direction d’Orpea pour des explications. Et avec Olivier Véran, on se réserve la possibilité d’une enquête indépendante de l’Igas sur ces faits s’ils sont avérés."

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Brigitte Bourguignon: "J’ai besoin de savoir s’il y a vraiment eu des rationnements, si on a rogné sur des moyens d’hygiène les plus élémentaires"

"On est face à un problème sur un groupe donné, qui est un scandale, ajoute Brigitte Bourguignon. Nous allons faire tout ce que nous pouvons avec nos moyens pour vérifier cette situation, avec des enquêtes approfondies. Mais je ne voudrais pas que ça jette l’opprobre sur les 7.400 établissements en France."

Après les révélations sur ces maltraitances, le directeur général d’Orpéa France Jean-Christophe Romersi se défend en rejetant toute idée d’un système généralisé, admettant seulement de potentiels "disfonctionnements" et "erreurs humaines". "C’est normal qu’il essaye d’expliquer cette situation, répond Brigitte Bourguignon. J’ai besoin de savoir s’il y a vraiment eu des rationnements, si on a rogné sur des moyens d’hygiène les plus élémentaires sur des résidents qui payent des prix assez énormes. Je crois qu’on est en train d’attendre un service de qualité, quand on estime en plus qu’on a mis ses parents dans un établissement plutôt luxueux. Nous avons des établissements moins onéreux qui font un travail remarquable dans toute la France."

LP