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Bientôt des restrictions d'eau pour tous? "Je redoute le fascisme vert", lance Charles Consigny

Alors que l'eau potable vient à manquer dans certaines communes de France, plusieurs voix s'élèvent pour faire payer la surconsommation d'eau avec la mise en place d'un tarif progressif. Dans Les Grandes Gueules, l'avocat Charles Consigny, ne semble pas convaincu.

Confrontée à la sécheresse sur presque l'ensemble de son territoire métropolitain, la France s'interroge: faut-il faire payer l'eau plus cher avec un tarif progressiste pour être plus raisonnable dans sa consommation? C'est en tout cas une proposition qui figurait au programme de la Nupes, et qui est d'ores et déjà mise en place dans plusieurs communes.

En clair, les premiers mètres cube d'eau sont gratuits mais ensuite, plus on consomme, plus la facture est salée. C'est ce que défend François Brottes ancien député socialiste, à l'origine d'une proposition de loi sur le sujet en 2012, rejetée en première lecture par le Sénat.

"Les gens doivent intégrer qu'il y a des eaux essentielles, des eaux utiles et des eaux de confort. Si des gens lavent leur voiture en période de sécheresse, il faut leur faire comprendre", assure-t-il au micro de RMC.

Car il y a urgence. 100 communes manquent d'eau potable en France. "Il faut refaire toute notre gestion de l'eau et que cette eau devienne nationale", appelle ce lundi sur le plateau des "Grandes Gueules" l'ancienne députée La République en Marche Claire O'Petit.

Pas de progrès technique avec "des types en dreadlocks qui utilisent des toilettes sèches" selon Charles Consigny

L'avocat Charles Consigny rappelle de son côté que 68% de la consommation d'eau provient de l'agriculture, et 24% de la consommation d'eau potable: "Je pense qu’on peut essayer une agriculture qui utilise moins d’eau, peut-être avec des OGM", suggère-t-il, déplorant "le fascisme vert".

"J’ai toujours trouvé ça ridicule les gens qui partaient en vacances à l’autre bout du monde, ceux qui ont des piscines mais je suis pour la liberté. Je redoute ce qu'on voit arriver, comme une espèce de fascisme vert. Je crains que le bolchévisme et la volonté d’interdire tout à son prochain on se le prenne", craint Charles Consigny.

Pour lui, il faut plutôt aider au développement technologique pour palier à l'invétable catastrophe devant nous: "Les innovations technologiques, les voitures électriques, les batteries qui marchent mieux et consomment moins, tous ce progrès technique, on ne l'aurait pas fait avec des types en dreadlocks qui utilisent des toilettes sèches", tacle l'avocat.

G.D.