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Casque VR, blob... Que va emporter Thomas Pesquet dans sa valise pour la Station spatiale internationale?

Alors que son décollage est prévu ce vendredi, focus sur la technologie embarquée par Thomas Pesquet. Parmi elle, un casque de réalité virtuelle qui va lui permettre de se téléporter sur Terre quand il fera du vélo.

Thomas Pesquet s'envole ce vendredi pour l'espace avec tout un tas d’objets technologiques qui vont lui permettre de participer à une centaine d’expériences à bord de la Station spatiale internationale. Il va notamment partir avec un casque de réalité virtuelle, qui va lui permettre de faire du vélo dans les rues de Paris tout en étant dans l’espace.

Evidemment, sur ISS il faut se maintenir en forme, il y a une salle de sport, pour limiter la perte de masse musculaire due à l’absence de gravité. Mais au bout d’un moment le vélo d’appartement ça devient ennuyeux… Sauf si on le couple à un casque de VR… C’est l’idée qu’a une startup française qui s’appelle Fit Immersion, qui a été contactée par le Centre national d'études spatiales, le CNES... Le principe est simple : on met ce casque sur la tête pendant qu’on pédale, et on va se téléporter sur les côtes bretonnes ou sur le Mont Ventoux alors que vous êtes à 400 km de la terre.

 L’enjeu, c’est de faire du sport, se dépenser, sans même s’en rendre compte et en s’amusant, de transformer le sport en une sorte de jeu vidéo… Ca fait partie des expériences scientifiques et technologiques que réalisera Thomas Pesquet pendant son séjour à bord de l’ISS… L’enjeu c’est de préserver la santé mentale des astronautes, en leur permettant de garder un lien avec la terre… Notamment en prévision des futures missions habitées vers mars, quand les astronautes partiront plusieurs années !

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Tester son sommeil

Thomas Pasquet part également avec un bandeau intelligent pour dormir et bardé d’électrodes qui vont analyser l’activité cérébrale, la fréquence cardiaque, les mouvements du corps pendant la nuit. Un outil mis au point par une startup française qui s’appelle Dreem, en partenariat avec le CHU de Toulouse… L’enjeu c’est de tester la qualité du sommeil des astronautes, qui ont une petite différence avec nous : ils subissent 16 levers et couchers de soleil par jour, un toutes les 45 minutes environ, ce qui est très joli mais a tendance a perturber les cycles circadiens… On va pouvoir analyser beaucoup plus précisément les cycles de sommeil de Thomas Pesquet, alors que jusqu’ici les astronautes remplissaient des questionnaires…

Et puis un gros travail d’innovation sur les boîtes de transport de l’ISS qui prennent de la place évidemment. Sauf si on peut les manger. Le rembourrage des emballages qui vont servir à transporter et caler le matériel seront fabriqués… En plaques de pain d’épice de 60cm, très moelleux donc parfait pour absorber les chocs, fabriqué par une entreprise du lot… Une fois les instruments déballés, les astronautes pourront se régaler L’enjeu : limiter l’encombrement dans la station et réduire la quantité de déchets…

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De curieux compagnons de voyage

Thomas Pesquet va s'envoler avec des blobs en guise d’animaux de compagnie. Le blob, c'est une créature étrange qui fascine les scientifiques. On la trouve dans les sous-bois depuis au moins un milliard d’années, ça ressemble à une mousse de couleur jaune… Ce n’est ni un végétal, ni un animal, ni un champignon. On la voit à l’œil nu, elle peut faire plusieurs mètres, mais elle est unicellulaire. Elle respire, se nourrit, elle saigne et résiste à à peu près tout. Et elle est dotée d’une forme d’intelligence capable par exemple de sortir d’un labyrinthe. Il ne passe jamais deux fois au même endroit pour optimiser ses chances de trouver de la nourriture.

Là encore le but c’est de voir comment le blob vit et se comporte dans l’espace. pour mieux comprendre cet étrange organisme, dont le potentiel est important dans le domaine de la santé avec ses pouvoirs de cicatrisation incroyables, et de l’industrie, pour détecter les polluants. Après, il est vrai aussi qu’embarquer une créature étrange dans une navette spatiale. Ça ressemble au début d’un film de science-fiction façon Alien.

Anthony Morel