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Etats généraux de l'alimentation: "Les grands distributeurs se comportent comme des prédateurs"

Alors que se terminent jeudi les Etats généraux de l'alimentation, la FNSEA dénoncent les négociations sur les prix avec les grands distributeurs.

Alors que les États généraux de l'alimentation se terminent jeudi, un mois après la signature d'une charte de bonne conduite pour des négociations commerciales loyales, le compte n'y est pas.

La filière agroalimentaire (agriculteurs, industriels et grande distribution) avait donné son feu vert pour que les agriculteurs soient payés au juste prix. Un engagement moral et non contraignant juridiquement, signé avant un texte de loi qui devrait voir le jour au premier trimestre 2018. Et qui ne serait pas du tout respecté depuis les négociations commerciales entre grands distributeurs et industriels qui se sont ouvertes début décembre et qui vont se poursuivre jusqu'au 28 février.

"Catastrophés de voir un tel irrespect de leur engagement"

Selon La FNSEA et sa présidente Christiane Lambert, dans 75% des négociations, la grande distribution impose aux industriels une baisse des prix allant de 2 à 10% ce qui va totalement à l'encontre de l'engagement pour des prix plus élevés afin d'accompagner la filière agricole face aux multiples crises (lait, beurre etc...). "Les grands distributeurs ont repris leurs habitudes, ils se comportent comme des prédateurs. Prédateurs de prix, puisque aujourd'hui dans 75% des négociations, ils demandent des baisses situées entre 2% et 10%. Alors que dans les états généraux il a été dit qu'en raison de l'effondrement du revenu des producteurs il fallait augmenter les prix. Donc ils se sont tous engagés la main sur le cœur le 14 novembre, et nous sommes catastrophés de voir un tel irrespect de leur engagement".

Jean-Baptiste Bourgeon