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Hausse des prix: "C’est un effort de guerre qu’il faut faire" selon Christiane Lambert, présidente de la FNSEA

Dans "Apolline Matin" ce vendredi sur RMC et RMC Story, la présidente de la FNSEA Christiane Lambert a appelé les Français à accepter les hausses de prix, notamment sur l’alimentation, en raison des répercussions de la guerre en Ukraine.

La guerre en Ukraine va se faire sentir en France. C’est la conviction de Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA, le syndicat des agriculteurs, qui appelle les Français à accepter les hausses de prix sur l’alimentation, pour défendre la production nationale, et l’énergie. "Nous ne manquerons pas de céréales, nous en avons en France, souligne-t-elle ce vendredi dans ‘Apolline Matin’ sur RMC et RMC Story. Mais nous importons du maïs, du tournesol, du tourteau de tournesol… La flambée mondiale va impacter les coûts de production de nos agriculteurs. Indéniablement, il y aura des hausses de prix. Il ne faut pas se mentir. On ne peut pas dire que tout va continuer comme avant alors que 30% du blé mondial est aujourd’hui bloqué."

Et le porte-monnaie des Français va donc être touché. "Tous les Français doivent mesurer que nous avons de la chance d’avoir de l’agriculture en France, explique Christiane Lambert. Au moment où nous nous inquiétons pour quelques centimes sur la baguette ou le paquet de jambon, certains pays n’auront plus de blé à partir d’avril. La Turquie dépend à 70% du blé russe, le Maroc, l’Algérie et l’Egypte à 50%. Il y a des pays qui s’inquiètent pour des famines. Ce qu’il faut dire aux Français, c’est que l’énergie va augmenter, oui c’est vrai, l’alimentation va augmenter, oui c’est vrai. C’est un effort de guerre qu’il faut faire."

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"Certains pays vont manquer d’énergie et d’alimentation"

"Ces deux secteurs stratégiques, l’énergie et l’alimentation, nous les avons en France, ajoute la présidente de la FNSEA. Certains pays vont manquer d’énergie et d’alimentation. Osons dire que oui, il va y avoir des hausses, y compris pour les consommateurs. Mais n’affolons pas les populations. Cette hausse est nécessaire pour maintenir l’agriculture en France. Ceux qui l’ont perdue n’arrivent pas à la reconstruire."

Pour Christiane Lambert, l’enjeu de l’alimentation va même être mondial. "Joe Biden a dit qu’il était prêt à compenser financièrement l’achat de blé pour certains pays qui ne pourront plus en acheter, rappelle-t-elle. Ça veut dire qu’il craint des émeutes de la faim, une déstabilisation du monde. C’est pourquoi je parle d’effort de guerre."

LP