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"Je m'en fous complètement de l'écologie": la provocation de l'avocate Sarah Saldmann

En réaction à l'injonction de la ministre de la Transition écologique Amélie de Montchalin de faire attention à sa consommation de climatisation, l'avocate Sarah Saldmann assure dans "Les Grandes Gueules" qu'elle se fout de ce type de conseils et assume penser "d'abord" à son intérêt personnel.

"Je prends deux bains par jour, j'adore ça". Non sans provocation, l'avocate Sarah Saldmann, chroniqueuse dans "Les Grandes Gueules" sur RMC et RMC Story, en a semble-t-il ras-la-casquette des injonctions sur les gestes du quotidien. La ministre de la Transition écologique, Amélie de Montchalin, avait appelé dimanche sur RTL à "ne pas surutiliser sa climatisation" pour lutter contre le dérèglement climatique, et à simplement protéger de la chaleur les personnes vulnérables en priorité. L'avocate Sarah Saldmann réplique et demande aux politiques de s'appliquer à eux-mêmes ce genre de consignes.

"Quand il y en a qui viennent voter en jet privé, j’aime bien qu’on me demande ce genre de consignes", tacle-t-elle, en faisant référence à Jean Castex qui avait mobilisé un Falcon pour se rendre dans sa commune de Prades (Pyrénées-Orientales) pour glisser un bulletin dans l’urne à la présidentielle.

Sarah Saldmann: "Je vais même acheter une climatisation, elle m’y a fait penser"

Sarah Saldmann va plus loin estimant que l'environnement n'est pas une priorité.

"A titre personnel, je me fous complètement de l’écologie, ça ne m’intéresse pas. Je vois d’abord mon intérêt et éventuellement après, celui de la planète. Je vais même acheter une climatisation, elle m’y a fait penser. J’aimerais bien que ces personnes qui donnent ces conseils se les appliquent à eux-mêmes", insiste-t-elle.

Joëlle Dago-Sery: "Il y a une sorte de prosélytisme qui est fait sur les enfants"

Joëlle Dago-Sery, également sociétaire des "Grandes Gueules", va en son sens, et assure qu'elle en a marre de se sentir coupable vis-à-vis du dérèglement climatique.

"Je fais un peu d’écologie, je fais attention. Mais je suis assez fatiguée d’être coupable de tout, en fait. Il y a des gros qui sont coupables de rien et moi coupable de tout. Maintenant, les enfants, on les éduque, c’est très bien. Mais ma fille me fait culpabiliser en permanence. Il y a une sorte de prosélytisme qui est fait sur les enfants", regrette-t-elle.

J.A.