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La SPA s'inquiète de la prolifération des abandons d'animaux

Les refuges de la SPA sont déjà débordés. Pour les bénévoles, les abandons en masse sont liées aux adoptions liées aux confinements.

C'est la première rencontre entre Christine et la petite chienne Pep's: "Ça a l'air de bien se passer je suis contente. Je pense que c'est important d'adopter des animaux qui ont besoin d'une nouvelle famille", assure Christine à RMC. C'est l'une des seules adoptions de la journée alors que le refuge de la SPA de Chamarande (Essonne) déborde de tous les côtés...

Car les abandons, toujours très importants l'été, risquent d'être encore plus nombreux cette année. Depuis le 1er mai, 10.600 animaux issus de l’abandon ont été recueillis par la SPA, soit 6% de plus qu’en 2019 sur la même période.

Conséquence, Julien Denormandie lance ce mercredi une campagne de sensibilisation à la lutte contre l'abandon des animaux de compagnie, l'une des grandes priorités du ministre de l'Agriculture.

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La SPA veut la fin de la vente d'animaux en animalerie ou sur Internet

"À partir du moment où on installe des cages avec des animaux au milieu des allées, ça veut bien dire qu'on a toujours des animaux qui arrivent sans place pour pouvoir les accueillir", explique Caroline Retrou la responsable du refuge. Les abandons se multiplient cette année, avec un effet déconfinement selon elle: "Je pense que l'on récolte les abandons de l'année dernière plus de cette année. Toutes les raisons sont un peu absurdes: il y a 'je déménage', 'je travaille beaucoup', 'je suis allergique', mais les gens sont allergiques au mois de juin, ils ne l'étaient pas au mois de février ironise-t-elle.

Pour responsabiliser les adoptants, la SPA milite donc pour la fin de la vente d'animaux en animalerie ou sur Internet, explique Jacques-Charles Fombonne, le président de l'association: "Cela veut dire que si vous voulez un animal, vous allez l'acheter chez un éleveur ou vous le prenez dans un refuge. On va vous conseiller, on va vous interroger sur vos conditions de vie, vous donner l'animal qui va le mieux vous correspondre et donner à nos animaux la famille qui va le mieux leur correspondre pour leur bien-être".

Une loi sur le sujet est attendue au Sénat au mois d'octobre, 25 millions d'euros sont déjà dédiés aux petits refuges indépendants, dans le cadre du plan de relance.

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Camille Schmitt (avec G.D.)