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"Le maire devrait être content de nous avoir sur sa commune": un refuge pour animaux menacé de fermeture

RMC S'ENGAGE POUR VOUS - Dans les Pyrénées-Orientales, un refuge pour animaux est menacé par la nouvelle municipalité. Mais les raisons avancées pour justifier son éviction seraient fallacieuses.

"N'achetez pas, adoptez et bienvenue chez nous" : voilà ce qu'on peut lire sur les panneaux du refuge de Marina à Céret, une petite commune du Vallespir, une région montagneuse et préservée au cœur du Roussillon, dans les Pyrénées-Orientales. Cela fait trois ans que Marina s'est installée ici, en périphérie de la ville, avec l'accord de l'ancienne équipe municipale. Mais début janvier, elle reçoit une lettre de la mairie lui demandant de quitter les lieux au 30 juin prochain. Une décision incompréhensible, surtout que c'est le seul refuge pour une vingtaine de communes et plus de 20.000 habitants.

"Ce matin, j’ai encore eu un abandon de chien. J’en ai un autre demain. On est tout le temps appelé pour des abandons ou des adoptions. Les gens viennent souvent, tout comme les écoles et les maisons de retraite. Tout le monde est attaché au refuge. Je trouve cela triste de la part du maire. Les services sanitaires sont venus, tout est aux normes, il devrait être content d’avoir ça sur sa commune'", raconte Marina à RMC.

Et effectivement, il y a beaucoup de gens qui sont attachés à ce refuge... Il y a même 30.000 personnes qui ont signé une pétition. Notamment Charlie, un auditeur RMC. C'est lui qui nous a alertés à l'adresse rmcpourvous@rmc.fr: "En voyant ça, je me suis dit que la seule solution, c’était de contacter RMC. Je suis ému mais on demande au refuge de déménager, il faut retrouver un terrain, tout reconstruire, tout refaire, ça me fait de la peine, c’est pour sauver des animaux".

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Un accord oral caduc?

La municipalité reproche plusieurs choses au refuge. Apparemment, les voisins se plaignent du bruit, sauf que les premières maisons sont à 350 mètres donc la réglementation est respectée. La mairie reproche aussi à Marina d'avoir occupé un peu plus de terrain que ce qui lui avait été accordé.

Sauf qu'un ancien adjoint au maire, que RMC a pu contacter, explique qu'il avait donné à Marina son accord oral d'occuper ce terrain supplémentaire. Et puis dernier point: le refuge serait zone inondable. Sauf que là encore, selon cet adjoint, cet argument ne tient pas car il y une digue qui protège la zone.

Pour l’instant, le maire refuse de répondre aux questions de RMC. L’avocate de Marina a rendez-vous avec la municipalité le 31 janvier prochain. Elle assure qu’elle ne lâchera rien.

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Marie Dupin et Benoît Ballet (avec G.D)