RMC

Les chasseurs à l’Elysée le jour de la rentrée! On n'a jamais vu ça!

Willy Schraen, président de la Fédération nationale des chasseurs (FNC) était l’invité de Jean-Jacques Bourdin, ce lundi matin avant de rencontrer Emmanuel Macron à l’Elysée. Il se réjouit de la volonté de réformer du président de la République qui va annoncer de nouvelles mesures en faveur des chasseurs.

Macron président des chasseurs? Le président de la République réunit lundi à l'Elysée le président de la Fédération nationale de la chasse Willy Schraen et le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot pour discuter du projet de réforme de la chasse, très critiqué par les défenseurs des animaux.

Au cours de cette rencontre seront notamment abordés les quotas et les dates de chasse, le renforcement des contrôles, la "simplification" du permis et la "mobilisation des chasseurs pour entretenir les milieux naturels", explique l'Elysée.

La mesure principale souhaitée par le président de la FNC invité de Bourdin direct ce lundi matin sur RMC, étant l'éventuelle baisse permis national de chasse pourrait diminuer de moitié et passer de 400 à 200 euros. Avec en ligne de mire la volonté d'attirer de plus en plus de personnes vers cette pratique.

"C’est une très bonne mesure si elle est concrétisée"

"On est sur une réforme globale. C’est pour répondre à ce qu’il avait souhaité lors du Congrès 2017. Il a dit qu’il voulait être le président qui va développer la chasse française. Il a dit qu’il voulait la rendre accessible et créer une mobilité chez les jeunes. Si le permis de chasse baisse, ça répond exactement à tous ces critères. On aura effectivement une chasse plus dynamique, à un moment où le monde agricole trouve que l’on ne tire pas assez de sangliers. On va permettre à une nouvelle génération de se déplacer à moindre coût. C’est une très bonne mesure si elle est concrétisée."

Autre mesure possible qui sera discutée, une journée de formation tous les dix ans pour une remise à niveau des chasseurs pour plus de sécurité. 

"On souhaite que tous les dix ans on ait une journée de formation pour chaque chasseur. Car les technologies bougent, le juridique aussi. Hors de question de parler d’un examen. Par contre si on ne la fait pas ça ne va pas, plus de permis de chasser. Et une fois tous les dix ans je ne pense pas que ce soit exagéré dans la vie d’un chasseur."

Concernant les animaux protégés, Willy Schraen aimerait que l’on “change la méthode” actuelle de liste.

"C’est soit on interdit tout soit on chasse tout. C’est feu vert ou feu rouge. Ce qu’on veut c’est de l’orange au milieu. Aujourd’hui il y a des espèces protégées qui posent des problèmes partout, je pense aux goélands et aux cormorans et à plein d’autres, il y en a trop."

"On n’est pas là pour faire souffrir des animaux inutilement"

Cette réunion à l'Elysée sera aussi marquée par la rencontre avec Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, avec qui les chasseurs ne s'entendent pas forcément très bien.

"Je ne suis pas d’accord avec tout ce que dit Nicolas Hulot. Mais on se cause et même si des fois on s’engueule un petit peu au moins on se parle. (...) Il y a des règles de bon sens à remettre en place. Il faut qu’on fasse des choses claires là-dessus. J’imagine que le président va nous demander d’écrire un rapport sur le sujet. Par exemple sur la vénerie sous terre. Aujourd’hui quand vous retirez un renard d’un terrier, c’est un droit, c’est une chasse. Par contre dès qu’il est sorti du terrier il faut le tuer proprement et rapidement. On n’est pas là pour faire souffrir des animaux inutilement. Et ça il faut qu’on remette quelques règles en place très claires là-dessus."

Cette volonté du président de réformer la chasse est grandement saluée par le président de la FNC. "On n’a jamais vu ça. Les chasseurs à l’Elysée le jour de la rentrée ! On a un président qui, quoi qu’on puisse en dire connaît bien la chasse et la ruralité. Et il y répond, c’est normal ce dialogue qui s’instaure avec lui."

J.A. avec Bourdin direct