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Les Français abandonnent les stations de ski au profit du bord de mer pour les vacances de Noël

La crise sanitaire et la fermeture des remontées mécaniques font plonger les réservations en montagne de 30% par rapport à l'année dernière.

Les Français vont passer les vacances de Noël à la mer et pas à la montagne. C'est le résultat d'une étude du site de location entre particuliers PAP.fr publiée lundi. 

Jusqu'à 239% de réservations de plus que l'année dernière sur certaines îles des DOM-TOM. Une progression spectaculaire, note Corinne Jolly, la présidente du site internet PAP à l'origine de l'étude.

“Si on dit à n’importe qui, est-ce que tu as envie d’aller dans un endroit où il y a du soleil, et il n’y a pas de couvre-feu, je pense que tout le monde y va”, indique-t-elle. 

Les restaurants seront ouverts, les plages en accès libre. À la Réunion, en Martinique, en Guadeloupe, quasiment tout est loué. “Le ski, c'est des vacances qui, en général, coûtent assez chers. Quand on ne peut pas aller au ski, on peut potentiellement aller au soleil et faire des vacances loin du covid”, assure Corinne Jolly. 

Les stations de ski abandonnées

En métropole, la côte Nord-ouest très prisée, plus 70% de réservations en Loire-Atlantique. À Batz-sur-Mer, la maison d'Alain Corre n'a jamais été aussi demandée pour passer Noël face à l'océan. “J’ai environ deux-trois appels par jour encore sur la semaine de Noël. Je ne peux que m’en réjouir. C’est une compensation par rapport à la catastrophe du covid. Par contre ce qui est perdu est perdu”, rappelle-t-il. 

Les stations de ski le savent mieux que personne en ce moment. Elles sont désertées. Moins 67% de réservations aux 2 Alpes, malgré les prix cassés. Anne Gravier, la représentante des agences immobilières, est inquiète.

“Le taux de réservation est catastrophique et on se dit qu’on n’aura pas assez de clients pour générer une activité chez tout le monde donc ça fait extrêmement peur”, précise-t-elle. 

Après une vague d'annulation, elle n'a plus que neuf réservations sur son parc d'une centaine de logements.

Nicolas Traino avec Guillaume Descours