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Amazonie: les associations écologiques inquiètent de la situation au Brésil

Le Brésil n'a pas été convié à une réunion sur la situation en Amazonie qui continue de brûler. Selon certaines associations le nombre de feux auraient même augmenté de 50%.

En marge du sommet de l’ONU sur le climat, une réunion a lieu spécifiquement sur l’Amazonie. Celle-ci, menée par Emmanuel Macron avec les présidents chilien et colombien, se fera sans le Brésil, qui n’a pas été convié.

Les dernières données satellitaires de l'Institut brésilien INPE confirment qu'avec quelque 131.600 incendies depuis janvier, le Brésil, qui abrite 60% de l'Amazonie, n'avait pas brûlé autant depuis sept ans. Pour le coordinateur de Greenpeace au Brésil, la situation est loin de s’être améliorée depuis le mois dernier.

Depuis Sao Paolo, Marcio Astrini est très inquiet. Pour le coordinateur de Greenpeace au Brésil, la situation est loin de s’être améliorée depuis le mois dernier. 

"La situation en Amazonie est critique et très préoccupante. Depuis janvier, le nombre de feux a augmenté de 50% par rapport à l’an dernier. Et c’est de pire en pire !", explique-t-il. 

Une responsabilité des agriculteurs

Ce militant écologiste n’attend pas grand-chose de la réunion à l’ONU consacrée à l’Amazonie ce lundi. Pour lui la seule personne qui doit agir la situation, c’est Jair Bolsonaro.

"Tout ce qu’il se passe en Amazonie dépend du gouvernement brésilien. Mais en 8 mois, il a détruit des décennies de travail pour améliorer l’environnement au Brésil. C’est un gouvernement qui pour l’instant ne se bat pas pour l’environnement, il est du côté du dérèglement climatique", affirme-t-il.

Pour Marcio Astrini, le gouvernement brésilien doit prendre des sanctions plus sévères contre les agriculteurs qui participent à la déforestation.

Romain Cluzel avec Guillaume Descours