RMC

"C'est urgent qu'il agisse", l'Etat a neuf mois pour améliorer sa politique environnementale

Le Conseil d'Etat ordonne au premier ministre de "prendre toutes les mesures utiles permettant d'infléchir la courbe des émissions de gaz à effet de serre".

Neuf mois pour agir et prendre des mesures supplémentaires pour le climat. Le Conseil d'Etat a rendu jeudi une décision qualifiée "d'historique" pour la justice climatique, une décision qui devrait même alimenter la campagne présidentielle.

La plus haute juridiction administrative française vient de donner raison à la commune de Grande-Synthe, dans le Nord, qui s'estime menacée par la montée du niveau de la mer.

>> A LIRE AUSSI - Climat: les efforts de la France toujours "insuffisants", mais que faut-il changer?

C'est donc un sérieux avertissement qu'envoie le Conseil d'Etat, puisqu'il considère que la France n'est pas en mesure de respecter l'objectif de l'Accord de Paris qui prévoit de réduire de 40% les émissions de gaz à effet d'ici 2030, par rapport à celles de 1990.

Sanctions financières?

L'exécutif a désormais jusqu'au 31 mars prochain, soit en plein pendant la campagne présidentielle, pour agir et revoir sa copie.

En clair, faire plus d'efforts, comme mettre en œuvre rapidement les lois pour le climat, mais cela ne suffira sans doute pas, prévient déjà un avis du Haut Conseil pour le Climat. Le gouvernement s'expose à des sanctions financières d'ailleurs, pour les associations de défense du climat, ces sanctions viendraient aussi sanctionner le bilan contrasté d'Emmanuel Macron en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

Martin Juret avec Guillaume Descours