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Météo: Noël a été particulièrement doux, bien au-dessus des normales de saison

L'indicateur thermique national (une moyenne de 30 stations réparties sur le territoire métropolitain) s'est établi à 11,3°C ce dimanche (illustration).

L'indicateur thermique national (une moyenne de 30 stations réparties sur le territoire métropolitain) s'est établi à 11,3°C ce dimanche (illustration). - NICOLAS TUCAT / AFP

Ce Noël 2022 est le deuxième plus chaud connu en France depuis l'après-guerre, selon Météo-France. L'indicateur thermique national (une moyenne de 30 stations réparties sur le territoire métropolitain) s'est établi à 11,3°C, dimanche.

La France a connu dimanche un Noël particulièrement doux, bien au-dessus des normales de saison et au deuxième rang des plus chauds depuis l'après-guerre, a annoncé, ce lundi, Météo France.

Dimanche, l'indicateur thermique national (une moyenne de 30 stations réparties sur le territoire métropolitain) s'est établi à 11,3°C, selon l'établissement public.

"C'est tout simplement le deuxième Noël le plus doux depuis le début de l'indicateur en 1947", a indiqué à l'AFP François Gourand, météorologue à Météo France. Le Noël le plus doux enregistré à ce jour reste toujours celui de 1997 avec 11,7°.

5,5° au-dessus de la normale

"11,3° c'est une anomalie de 5,5° au-dessus de la normale à l'échelle nationale, c'est considérable, ce qui veut dire que dans le détail il y a eu des valeurs à près de 10° au-dessus des normales voire un peu plus localement hier", a-t-il souligné.

Cette douceur s'explique par un flux amenant sur le pays des masses d'air douces. "Ces configurations météo ne sont pas exceptionnelles en soi mais maintenant les masses d'air qui remontent du sud ont tendance à toujours être un peu plus chaudes", remarque François Gourand.

Ce qui est surprenant, "c'est la différence des températures entre ce que l'on a eu il y a une dizaine de jours et ce que l'on vit actuellement", explique Patrick Marlière, Météorologue et directeur d’Agate Météo, invité sur RMC ce lundi.

"Il va falloir s'y habituer"

Météo France avait indiqué début décembre que 2022 serait l'année la plus chaude jamais enregistrée en France depuis le début des mesures en 1900, quelles que soient les températures en décembre, un symptôme du réchauffement climatique.

"On est inquiets que la sécheresse présente en 2022 se reproduise en 2023 avec des conséquences importantes sur les feux de forêt notamment. Il va falloir s'y habituer en France et sur l'Ouest de L'Europe", affirme, de son côté, Patrick Marlière.

Il conclut: "Les grandes lignes de la météo font qu'on attend un temps encore sec en 2023."

AB avec AFP