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Montpellier: un élu membre du parti animaliste veut faire interdire la pêche au vif

Depuis quelques jours maintenant, la fronde s’organise dans les petites communes environnantes, et les pêcheurs voient cette proposition d’un très mauvais œil.

La pêche au vif bientôt interdite dans l’agglomération de Montpellier ? C'est en tout cas la volonté d'un élu du parti animaliste également adjoint de la ville délégué au bien-être animal. Il a annoncé ses intentions dans un tweet il y a quelques jours. Il n’en fallait pas plus pour mettre le feu aux poudres dans les territoires ruraux situés autour de Montpellier. 

Cette pêche particulière consiste à utiliser un animal encore vivant comme appât pour attirer les poissons. Les villes de Grenoble et Paris ont déjà interdit cette pratique.

Cela fait 25 ans que Rémi pratique la pêche au vif dans les rivières de la région.

“Je ne comprends pas du tout pourquoi on veut…euh, on voudrait nous interdire cette pêche, c’est une pêche qui date ! C’est ancestral ! Tous nos anciens pêchaient avec cette méthode-là, et c’est la pêche la plus naturelle pour attraper un poisson”, explique-t-il.

"Laissez nous vivre en paix"

De très nombreux élus locaux, comme Laurent Jaoul, maire de Saint-Brès, défendent ce loisir montré du doigt par les écologistes et le parti animaliste. 

“Je dis stop à la dictature verte. Je dis à ces élus: laissez-nous vivre en paix dans ces villages. Il n’y a pas de raisons qu’on se laisse dicter cette conduite par des ayatollahs de la chlorophylle. On veut vivre tranquillement, on veut continuer à pouvoir exercer nos passions et nos traditions”, dénonce-t-il.

Ce type de pêche n’est plus adapté à notre époque insiste Valérie Garnier, représentante du parti animaliste dans l’Hérault, c’est pour cela qu’elle souhaite son interdiction. “La société prend conscience que les animaux font partie de notre vie, que les animaux souffrent et que de ce fait on leur doit un respect. Ce ne sont pas des ustensiles, des objets, il faut donc les traiter avec considération”, assure-t-elle.

Et le mouvement de défense des animaux espère que cette question sera à l’ordre du jour d’un des prochains conseils municipaux de Montpellier.

Jean-Wilfrid Forquès avec Guillaume Descours