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Bombe lacrymogène connectée, applis... La tech contre le harcèlement et les agressions

De plus en plus d'objets connectés permettent d’appeler au secours en cas de harcèlement ou d’agression.

De plus en plus d'objets connectés permettent d’appeler au secours en cas de harcèlement ou d’agression. - rmc

De plus en plus d'objets connectés permettent d’appeler au secours en cas de harcèlement ou d’agression.

Contre les agressions, les boutons d’alerte connectés se multiplient. Ces "anges gardiens numériques" sont de petits objets très discrets, certains prennent même la forme d’un bijou, qui permettent de prévenir, d’une simple pression du doigt, qu’on est en danger et qu’on a besoin d’aide.

En voici deux qui sont produits en France: le "MonSherif", gros comme un carré de sucre et qui se met dans la poche ou s’accroche à un sac, et le "MyEli", qui prend la forme d’un bracelet équipé d’un bouton en son centre, qui cache un système d’alerte. En cas de problème, si on est suivi dans la rue par exemple, il suffit d’appuyer discrètement sur l’objet, qui va communiquer avec son smartphone pour indiquer à ses proches qu'on est en danger.

Le fonctionnement est assez similaire dans les deux cas : un clic et ça déclenche la géolocalisation. Deux clics et ça envoie un message d’alerte à 5 contacts préenregistrés. Trois clics et il enregistre tous les sons et les conversations. Je peux aussi déclencher une alarme sonore pendant 15 secondes. Les proches peuvent intervenir ou prévenir la police.

A l’inverse, si on est rentré sain et sauf à la maison, un double clic prévient les contacts que tout va bien. Ca peut aussi servir en cas d’accident, pour prévenir les secours, ou encore pour les enfants, afin qu’ils puissent prévenir les parents en cas de problème, harcèlement, rackett. Ou pour les seniors par exemple, ceux qui perdent la mémoire, pour indiquer à leurs proches où ils se trouvent. On peut les acheter, entre 50 et 100 euros selon les modèles. Ils sont aussi distribués par certaines associations d’aides aux victimes de violences conjugales.

Des applications spéciales font aussi l'affaire

Même sans ces objets connectés, il existe aussi des applications pour lutter contre le harcèlement de rue. Elles sont de plus en plus nombreuses. On peut en citer quelques-unes comme "Garde ton corps", qui fonctionne dans plusieurs grandes villes. En cas de harcèlement où d’agression si vous êtes suivie dans la rue par exemple, il géolocalise des refuges potentiels les plus proches vous, restaurants, bars, pharmacie, qui ont accepté de faire partie de ce réseau, qui peuvent donc vous accueillir, vous mettre en sécurité, éventuellement prévenir la police. L’appli permet aussi de partager ses trajets avec des contacts de confiance et d’envoyer un message d’alerte en cas de problème.

Autre appli, "monchaperon", qui permet de se faire raccompagner virtuellement quand on rentre chez soi. Le principe de cette application de "copiétonnage" est de faire surveiller vos déplacements à distance par une sorte d’ange gardien qui va s’assurer que tout va bien. Vous entrez la destination à laquelle vous vous rendez. Et vous sélectionnez, parmi vos contacts, un ou plusieurs "compagnons", un ami, votre frère, peu importe. Ces personnes vont pouvoir, grâce au GPS de votre smartphone, suivre votre progression sur une carte, savoir exactement où vous êtes. Et via un bouton d’urgence vous pouvez signaler un problème. Dans les deux cas, la limite de taille, c’est qu’il faut avoir le temps de se saisir de son téléphone et d’ouvrir l’appli.

L'étape d'après: la bombe lacrymogène connectée

La solution la plus radicale est une bombe lacrymogène connectée au smartphone. Ca s’appelle le "Defender", une bombe de gaz au poivre comme en portent parfois les femmes dans leur sac à main pour se défendre en cas d’agression. Sauf que celui-ci cache un appareil photo. En cas de problème, vous appuyez sur un bouton, et non seulement vous allez projeter du gaz lacrymogène aux yeux de votre agresseur pour l’aveugler, mais en plus le smartphone va se mettre à hurler, et surtout, tout en projetant le gaz, le spray va prendre automatiquement une photo de l’agresseur. Et via une application mobile qui se déclenche automatiquement, il va alerter la police et donner votre localisation précise en utilisant le GPS du téléphone. En appuyant sur un autre bouton, vous allez alerter les services médicaux là encore en envoyant votre localisation. Un outil sorti seulement aux Etats-Unis dans un premier temps.

Anthony Morel (édité par J.A.)