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"C'est le fasciste accusé d'agression sexuelle?": quand Philippe Poutou tacle Eric Zemmour en direct

Philippe Poutou s'est fendu d'un tacle appuyé sur Eric Zemmour mardi lors d'une émission rassemblant plusieurs candidats à la présidentielle.

Le principe était simple. Mercredi sur France 2, plusieurs candidats à la présidentielle devaient se succéder face à Léa Salamé et Nathalie Saint-Cricq pour l'émission Elysée 2022. Et lors d'un de ces passages de témoin, Philippe Poutou, le candidat du NPA, a eu quelques mots pour Eric Zemmour, le candidat d'extrême-droite qui s'apprêtait à le remplacer sur le plateau.

"Éric Zemmour, se prépare en coulisses, et va prendre la suite", a lancé Léa Salamé en guise de transition. "Vous parlez du fasciste, raciste accusé d'agressions sexuelles?", a demandé ironiquement Philippe Poutou à la journaliste, un sourire en coin. "Je parle d'Eric Zemmour qui va vous suivre et vous succéder", a répondu Léa Salamé légèrement agacée, pendant qu'une caméra montrait Eric Zemmour, gardant son sourire et sans sourciller.

"La punchline n'était pas préparée"

"L'ordre de passage a été tiré au sort, donc la punchline n'était pas préparée. Il a improvisé cette tirade, c'est plutôt rafraîchissant", note ce mercredi sur RMC Thierry Moreau, spécialiste de la télévision. "En 2017 déjà, il avait dézingué François Fillon en quelques phrases sur ses histoires de costume", rappelle-t-il.

Philippe Poutou faisait référence à plusieurs témoignages de collaboratrices d'Eric Zemmour lors de sa carrière de journaliste et polémiste. En 2021, Mediapart avait révélé les témoignages de plusieurs femmes accusant le candidat de "Reconquête" de "comportements inappropriés et d'agressions sexuelles".

En 2021, Mediapart révélait les témoignages de plusieurs femmes accusant le candidat de "Reconquête" de comportements inappropriés et d'agressions sexuelles". Les témoignages évoquent pêle-mêle des baisers forcés à une jeune journaliste en 2005, des SMS déplacés à une autre journaliste en 2019 ou encore une attitude déplacée envers une stagiaire en 2012. Aucune plainte n'a été déposée à ce jour.

G.D.