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"C’est dangereux, mais c’est une habitude": 72% des Français utilisent leur smartphone à vélo

Selon une étude d'AXA Prévention, 72% des cyclistes utilisent leur smartphone quand ils pédalent. Un chiffre en forte hausse. Pourtant, cette pratique est bien proscrite et sanctionnée d'une amende de 135 euros.

Les automobilistes ne sont pas les seuls à utiliser le téléphone au volant. 72% des cyclistes le font aussi. Ça peut paraître étonnant, mais les cyclistes sont bien 72% à utiliser leur smartphone au guidon, soit 14 points de plus que l'année dernière. S’ils ont bien conscience que téléphoner en roulant ou lire des textos est dangereux, c'est parfois dur de résister.

Son portable toujours à portée de main même quand il pédale, Axel le sait, il n'est pas un cycliste exemplaire.

“Soit je regarde la route pour le GPS, soit je passe un appel. Et consulter un message, c’est vrai que ça arrive souvent. Après, sur un gros carrefour, je ne vais pas le sortir, mais si je suis sur une longue ligne droite où il n’y a que des vélos, oui, je vais le sortir. Je sais que c’est dangereux, mais c’est une habitude”, explique-t-il.

Certains cyclistes, comme Olivier, font en revanche très attention. “Il faut déjà éviter les voitures, les scooters, les piétons, les planches à roulette… Donc si on regarde son téléphone en plus, je pense que c’est carrément ingérable”, indique-t-il.

Le kit mains libres, une pratique interdite

Florian, lui, a opté pour le kit mains libres. “J’avoue que ça m’arrive d’être au téléphone tout en pédalant. Avec les oreillettes, ça m’arrive, et j’ai appris récemment que c’était interdit”, confie-t-il.

135 euros d'amende, qu'on ait son portable en main, ou qu'on utilise des écouteurs. Cela coûte cher et surtout ça peut faire mal, prévient Gonzalo, qui avait pour habitude d'écouter la radio en pédalant.

“J’ai eu un problème de concentration et je suis tombé. J’ai mal freiné de l’avant, du coup elle est partie. Je me suis éraflé complètement le coude. Depuis, je m’arrête quand j’ai besoin de regarder un itinéraire, ou pour téléphoner”, détaille-t-il.

Parmi les cyclistes, ceux qui possèdent leur propre vélo sont plus prudents que ceux qui en louent.

Martin Cadoret avec Guillaume Descours