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Calais: quatre migrants percutés par un TER, un mort et un blessé grave

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Un homme est mort et un autre a été grièvement blessé après avoir été percutés par un TER près de Calais. Il s'agirait de migrants de nationalité erythréenne qui circulait sur une voie de chemin de fer régulièrement emprunté pour rejoindre des campements de réfugiés.

Il était 18h30 quand le groupe de quatre personnes circulant sur une voie ferrée quand un TER les a heurtés à Calais. Le bilan est très lourd : un décès, un blessé en urgence absolue, les deux autres sont plus légèrement blessés. Les victimes seraient des migrants de nationalité érythréenne.

Selon des associations qui œuvrent sur place, il pourrait s’agir de mineurs et jeunes adultes arrivés à peine quelques heures plus tôt dans le Calaisis. Cette voie ferrée serait régulièrement empruntée par des personnes exilées pour rejoindre leurs campements.

"Ils marchaient le long de la voie parce que c'est beaucoup plus facile de marcher là que dans la lande. Peut-être qu'ils ont du se sentir en sécurité. Il faisait nuit, il pleuvait beaucoup, le conducteur ne les a pas vu et les réfugiés non plus", assure à RMC le vice-président de la région Hauts-de-France en charge des transports, Franck Dhersin.

L’accident a lieu dans un contexte particulier. La pression migratoire se fait de plus en plus forte et les tentatives de traversées de la Manche pour rejoindre le Royaume-Uni, se multiplient ces derniers jours dans la région. Mercredi dernier, près de 800 personnes ont été secourues en mer suite au naufrage de plusieurs embarcations de fortune.

"Ils n'imaginent absolument pas qu'ils vont se retrouver dehors à dormir dans une tente"

Dans le même temps, le débat politique sur l'accueil des migrants à Calais, où la maire de la ville refuse la mise en place d'un "Sas d’accueil", proposé par le gouvernement fait rage.

"Des gens arrivent sans savoir que le centre d'accueil a été démantelé. Ils arrivent avec les souliers cirés en pensant qu'ils vont être accueillis. Ils pensent qu'ils vont être hébergés mais ils n'imaginent absolument pas qu'ils vont se retrouver dehors à dormir dans une tente ou sous une bâche. Ce que l'on demande au gouvernement, c'est un véritable accueil": explique à RMC Claire Millot de l'association d'aide aux migrants Salam.

Le 11 octobre dernier, c'est à Saint-Jean-de-Luz au pays basque que trois autre migrants avaient été tués percutés par un TER alors qu'ils étaient couchés sur une voie ferrée.

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Romain Houg (avec Guillaume Dussourt)