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Des milliers de personnes dans la rue pour les salaires et le droit de grève

C'est une décision du Conseil d'État de 2013 qui autorise les dirigeants d'EDF à restreindre le droit de grève sous certaines conditions.

C'est une décision du Conseil d'État de 2013 qui autorise les dirigeants d'EDF à restreindre le droit de grève sous certaines conditions. - Guillaume Souvant-AFP

La journée de mobilisation interprofessionnelle pour la hausse des salaires a mobilisé des milliers de personnes à travers la France. À Paris, un cortège de plusieurs milliers de personnes a défilé.

Des milliers de personnes sont descendues dans la rue mardi en France pour la journée de "mobilisation et grève" interprofessionnelle pour une hausse des salaires et contre les réquisitions de grévistes dans les raffineries.

A Paris, le cortège fort de plusieurs milliers de personnes s'est élancé vers 14H15 de la place d'Italie, derrière une banderole appelant à des augmentations et au "respect du droit de grève". Plaidant pour "un plan Orsec" sur les salaires, le numéro un de la CGT Philippe Martinez a promis qu'il y aurait "des suites" à ce mouvement, estimant qu'il était déjà "plus fort" que lors de la dernière journée d'action du 29 septembre au vu du nombre de champs professionnels appelés à cesser le travail.

A ses côtés, Murielle Guilbert (Solidaires) a pointé un gouvernement "un peu fébrile", estimant comme Benoit Teste (FSU), que le "combat pour les salaires" allait se poursuivre. Frédéric Souillot (FO) a jugé, lui, qu'avec les réquisitions mises en oeuvre par le gouvernement pour faciliter la distribution de carburant, un "palier" avait été franchi.

Près de 150 points de rassemblement étaient prévus en France, selon la CGT, organisatrice de cette journée avec FO, Solidaires, la FSU et les organisations de jeunesse Fidl, MNL, Unef et la Vie lycéenne. A Marseille, 2200 personnes ont manifesté selon la police, qui a compté 2000 participants à Martigues, au bord de l'étang de Berre, coeur de l'industrie pétrochimique dans les Bouches-du-Rhône.

Une poursuite du mouvement?

Entre 1100 selon la police et 1300 selon les syndicats ont répondu à l'appel à Strasbourg. Ils étaient selon la police 3650 au Havre, 1800 à Montpellier, 2200 à Lyon et 2700 à Lille, 2600 à Rennes, où le cortège scandait "Ca ne peut plus durer, ça va péter". Dès le début de matinée, plusieurs lycées étaient bloqués, notamment à Paris. Le ministère de l'Education a annoncé un taux de grévistes de 5,67%, grimpant à 22,94% dans les lycées professionnels mobilisés contre la réforme voulue par le gouvernement.

Dans les transports, la grève était modérément suivie à la RATP. Côté SNCF, malgré des perturbations en région parisienne, il n'y avait pas de problèmes majeurs sur le réseau. Interrogé sur une éventuelle poursuite de la grève à la SNCF à l'approche des vacances de la Toussaint, Philippe Martinez a déclaré sur RTL: "Ce sont les salariés en grève qui décideront. Comme chez TotalEnergies".

Les cheminots "sont déterminés", a affirmé sur Twitter le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Laurent Brun, pour qui la "tendance" est à la poursuite du mouvement. Mais à la RATP, il ne devrait pas être reconduit mercredi, selon Bertrand Hammache (CGT).

La rédaction avec AFP