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EN DIRECT Carburant: la grève reconduite jusqu'au 27 octobre à la raffinerie Total de Gonfreville

La CGT a annoncé ce jeudi après-midi la reconduction pour une semaine de la grève à la raffinerie TotalEnergies de Gonfreville, en Normandie. La veille pourtant, la CGT avait voté la fin de la grève à Donges, La Mède et Mardyck. Une station-service sur cinq (20,3%) connaissait des difficultés d'approvisionnement, sur au moins un carburant (contre 24,8% mardi),

16,9 % des stations-service sont en difficulté au niveau national

Ce jeudi 20 octobre, 16,9 % des stations-service sont en difficulté au niveau national, annonce le ministère de la Transition énergétique, contre 20,3% mercredi et 24,8% mardi.

Les régions les plus touchées sont la Bourgogne-Franche-Comté (29%), l'Île-de-France (25,5%) et l'Auvergne-Rhône-Alpes (25%).

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La grève reconduite jusqu'au 27 octobre à la raffinerie TotalEnergies de Gonfreville

La grève à la raffinerie TotalEnergies de Gonfreville-L'Orcher (Seine-Maritime) a été reconduite jusqu'au 27 octobre, a-t-on appris jeudi auprès d'élus syndicaux CGT.

"La grève est reconduite jusqu'au 27 octobre", jour où TotalEnergies doit annoncer ses résultats du troisième trimestre, "à moins que la direction ne nous contacte avant", a précisé Ludovic Desplanches, élu CGT, à l'issue d'une assemblée générale en milieu de journée.

La grève continue sur deux sites de TotalEnergies

La grève pour les salaires chez TotalEnergies a été reconduite jeudi matin à la raffinerie de Gonfreville (Seine-Maritime) et au dépôt de Feyzin (Rhône), mais est suspendue sur tous les autres sites,indique Eric Sellini à l'AFP, coordinateur national de la CGT pour TotalEnergies. "Le mouvement continue à Gonfreville et Feyzin. Il est suspendu partout ailleurs", a-t-il indiqué.

Un retour à la normale plus rapide que prévu ?

>> Combien de temps avant un retour à la normale à la pompe?

Avec la fin de ces grèves, un retour à la normale est donc attendu. Il faut attendre au moins une semaine pour relancer une raffinerie mise à l'arrêt. Le double, nous dit même Esso dans ses raffineries débloquées la semaine dernière.

Mais le retour à la normale ne sera pas si long en station, car dès qu'un piquet de grève est levé, du carburant en stock peut tout de même être expédié instantanément vers les dépôts, par les pipelines notamment, explique, Francis Pousse, en charge de la branche carburants du syndicat professionnel Mobilians.

“C’est comme ça par exemple qu’on remplit des dépôts majeurs de la région parisienne. La façade Atlantique va retrouver un peu d’air si, effectivement, on retrouve tout le carburant disponible au dépôt de Donges”, estime-t-il.

La grève se termine dans plusieurs raffineries

Après trois semaines de blocages, le mouvement a été "suspendu" mercredi soir sur le site "Flandres" à Mardyck, près de Dunkerque, et celui de La Mède dans les Bouches-du-Rhône, au moment où les équipes de nuit devaient prendre leur quart, a appris l'AFP auprès d'Eric Sellini, coordinateur national de la CGT pour TotalEnergies.

La fin de la grève avait été votée plus tôt dans la journée à la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique). Le mouvement a en revanche été reconduit à Gonfreville en Seine-Maritime (raffinerie et dépôt) et au dépôt de Feyzin (Rhône), ont indiqué des sources syndicales.

90% des stations-service du réseau Vinci Autoroutes approvisionnées

Le groupe Vinci Autoroutes a annoncé mercredi qu'au moins 90% des stations-service de son réseau étaient en mesure de fournir du carburant, alors que la grève dans les raffineries dure depuis trois semaines et provoque des pénuries d'essence en France à trois jours des vacances scolaires.

"La continuité de service sur les 181 aires de services du réseau Vinci Autoroutes est assurée à 90% en moyenne en ce qui concerne l'essence sans plomb, et à 92% en moyenne s'agissant du gasoil", a indiqué le groupe dans un communiqué.

Vinci dit également avoir mis en place un dispositif d'information dédié "pour permettre aux usagers du réseau d'identifier en temps réel les niveaux d'approvisionnement aire par aire".

Mercredi après-midi, sur les 181 aires autoroutières de Vinci, seules 10 d'entre-elles étaient "en rupture totale d'approvisionnement" et 17 connaissaient "des ruptures partielles", selon les informations communiquées sur le site de l'entreprise.

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Fin de la grève votée à la raffinerie TotalEnergies de Donges

La fin de la grève pour les salaires a été votée mercredi en milieu de journée à la raffinerie TotalEnergies de Donges (Loire-Atlantique), a annoncé le secrétaire CGT Fabien Privé Saint-Lanne.

"En responsabilité et en conscience, l'arrêt de la grève a été annoncé pour le personnel d'exploitation à compter de 13h et pour le personnel de jour à compter 17h", a-t-il déclaré devant la presse à l'issue d'une assemblée générale.

Total: la CGT dit avoir proposé un protocole de sortie de crise à la direction

La CGT de TotalEnergies dit avoir proposé mercredi matin à la direction du groupe un "protocole de fin de conflit", après plus de trois semaines de grève dans les raffineries. Cette proposition demandait "la mise en place de négociations sur l'emploi et les investissements, des négociations locales sur les problématiques spécifiques remontées par les grévistes", ainsi que des "garanties sur l'absence de répression vis-à-vis des grévistes", a indiqué à l'AFP Eric Sellini, coordinateur national de la CGT pour TotalEnergies alors que les sites commencent à voter pour décider ou non de la poursuite du mouvement. Selon lui, la direction a refusé cette proposition, ce que TotalEnergies, interrogé par l'AFP, n'a pas immédiatement pu confirmer.

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La grève reconduite à la raffinerie TotalEnergies de Gonfreville, en Normandie

Selon la CGT, la grève a été reconduite ce mercredi après-midi à la raffinerie TotalEnergies de Gonfreville, en Normandie. A l'issue d'une assemblée générale qui a réuni plusieurs dizaines de salariés, la grève a été reconduite "après un vote très largement majoritaire", a déclaré à l'AFP le secrétaire général CGT de la plateforme normande, Alexis Antonioli.

Wargon: "On peut manquer d'électricité"

C'est la grève qui inquiète le plus les autorités: celle qui a commencé ces derniers jours dans les centrales nucléaires. Elle pourrait avoir des "conséquences lourdes" sur l'approvisionnement en électricité cet hiver, alerte RTE.

Un mouvement qui inquiète aussi Emmanuelle Wargon, ancienne ministre et présidente de la commission de régulation de l’énergie.

"On est dans une période extrêmement tendue avec plus de demande que d'offre. Donc potentiellement, face à ce déséquilibre, on peut manquer d'électricité", alerte-t-elle au micro de RMC ce mercredi matin.

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La grève chez Total reconduite sur cinq sites

La grève est reconduite jusqu'à mercredi midi sur au moins cinq sites de Total.

C'est le cas dans la plus grande raffinerie de France, à Gonfreville-l'Orcher.

"Toujours aussi motivés, il n'y a aucun souci. Tout le monde a voté pour la reconduction du mouvement, la lutte continue", affirme Ludovic Desplanche, délégué CGT dans cette raffinerie.

Lors des discussions dans la tente syndicale à l'entrée du site, un salarié s'interroge quand même. "On ne va pas faire les guerriers", indiquait-il. Le mouvement a quand même été prolongé, avant une assemblée générale jeudi, qui sera décisive.

"Ce sont les salariés qui décident s'ils souhaitent continuer ou s'ils souhaitent lever le mouvement et on sera en capacité jeudi matin, sur l'ensemble des sites français, d'avoir la position des salariés par rapport à la situation actuelle", ajoute Pierre-Yves Hauguel, délégué CGT.

25% des stations-service faisaient toujours face à des difficultés d'approvisionnement en carburant mardi, selon le gouvernement, contre 28% lundi.

Manifestation à Paris: des incidents avec des casseurs dans le cortège

La préfecture de police de Paris a indiqué que des black-blocks ont été identifiés dans le cortège parisien ce mardi. Environ 200 personnes ont été identifiées et 60 militants d'ultra-gauche ont également été repérés selon BFMTV.

La préfecture affirme cependant que la situation est maîtrisée par les forces de l'ordre.

Les vitres d'un établissement bancaire CIC et d'un concessionnaire de moto ont notamment été brisées boulevard Montparnasse, et des manifestants vêtus de noir ont affronté les forces de l'ordre. La préfecture de police a fait état de 6 interpellations.

Les premiers manifestants arrivés aux Invalides commençaient à se disperser vers 17H30.

La SNCF prévoit "un retour progressif à la normale" mercredi

Selon un communiqué, la SNCF prévoit un "retour progressif à la normale" mercredi après l'épisode de grève de ce mardi.

"Les circulations TGV nationales et internationales seront quasi-normales, et les circulations Intercités légèrement perturbées", indique la SNCF dans un communiqué, précisant que seuls un train sur deux circuleront encore sur le RER D et la portion nord du RER B, ainsi que sur les transiliens H, R et U.

Plusieurs milliers de personnes ont défilé à Paris

A Paris, le cortège fort de plusieurs milliers de personnes s'est élancé vers 14H15 de la place d'Italie, derrière une banderole appelant à des augmentations et au "respect du droit de grève".

Plaidant pour "un plan Orsec" sur les salaires, le numéro un de la CGT Philippe Martinez a promis qu'il y aurait "des suites" à ce mouvement, estimant qu'il était déjà "plus fort" que lors de la dernière journée d'action du 29 septembre au vu du nombre de champs professionnels appelés à cesser le travail.

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Borne: "amélioration sensible" à la pompe

Elisabeth Borne a annoncé ce mardi à l'Assemblée nationale qu'il y avait une "amélioration sensible" dans les stations-service, avec "moins de 25%" de ces dernières en rupture de carburants.

"Grâce à la sortie du conflit chez Esson-ExxonMobil, grâce à l'ensemble des mesures que nous avons prises, nous connaissons aujourd'hui une amélioration sensible de la situation", a affirmé Mme Borne lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée. "Au plan national, moins de 25% des stations service étaient en rupture (de carburant) à midi, contre 30% le week-end dernier", a-t-elle fait valoir au lendemain d'une réunion à l'Elysée où le président Emmanuel Macron avait demandé que la crise soit réglée "au plus vite".

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Electricité: "conséquences lourdes" cet hiver si la grève dans le nucléaire se prolonge

Une "prolongation du mouvement social" dans les centrales nucléaires "aurait des conséquences lourdes" sur l'approvisionnement en électricité au "coeur de l'hiver", estimé mardi le gestionnaire du réseau de transport d'électricité en France RTE.

RTE estime toutefois "très faible" à "modéré" le risque pour la sécurité d'approvisionnement en électricité dans les prochaines semaines, dans un communiqué.

Quelques milliers de manifestants, en attendant Paris

A Marseille, 2.200 personnes ont manifesté selon la police, affichant des pancartes de "soutien aux grévistes des raffineries", mais protestant surtout contre la réforme des lycées professionnels voulue par le gouvernement.

A Martigues, au bord de l'Etang de Berre, coeur de l'industrie pétro-chimique dans les Bouches-du-Rhône, quelque 600 personnes se sont rassemblées à la mi-journée. En "portant atteinte au droit de grève quand les travailleurs ont faim, (...) le gouvernement a déclenché quelque chose dont il n'a même pas idée", a affirmé Olivier Matteu, secrétaire départemental de la CGT.

Ils étaient entre 1.100 (police) et 1.300 (syndicats) à Strasbourg à avoir répondu à l'appel. Dont Nadine, 45 ans, salariée dans la métallurgie, qui observe que "tout coûte plus cher". Elle juge "dommage d'en arriver à un point de blocage pour que ça bouge, mais aujourd'hui si on ne bloque rien, on ne nous entend pas".

La manifestation au Havre a rassemblé 3.650 personnes, dont des salariés de la raffinerie TotalEnergies de Gonfreville-L'Orcher, selon la police.

A Rennes, 2.600 personnes selon la police, 4.500 selon la CGT, manifestaient en fin de matinée. "Ça ne peut plus durer, ça va péter" scandait la tête du cortège.

A Paris, la manifestation principale s'ébranlera à 14h de la place d'Italie.

Faire grève, bon pour la santé?

Le travail c'est la santé. Mais surtout les salaires. C'est le plaidoyer de Christophe Prudhomme, médecin urgentiste à Bobigny (Seine-Saint-Denis), membre de la CGT-Santé, qui a publié sur les réseaux sociaux un billet d'humeur un brin provocateur pour inciter les Français à faire grève ce mardi 18 octobre. Il a précisé sa pensée ce mardi sur RMC :

"L'amélioration de l'espérance de vie et de la santé de la population c'est 20% les progrès de la médecine, et 80% l'amélioration des conditions de vie", souligne-t-il, prenant l'exemple de son département. "En Seine-Saint-Denis, il y a deux générations qui vivent moins bien que leurs parents et grands-parents et ça se ressent sur leur état de santé. Il y a par exemple dans ce département une épidémie d'obésité chez les jeunes. Pour manger 5 fruits et légumes par jour il faut pouvoir avoir les moyens de faire autre chose que des pâtes et du riz", note-t-il.

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Des lycées bloqués

Des lycéens ont bloqué ce mardi des établissements, notamment à Paris, en soutien à la grève intersyndicale pour des hausses de salaires et le droit de grève, mais aussi contre la réforme du lycée professionnel et Parcoursup et en soutien aux élèves mobilisés de Nanterre.

Selon le syndicat lycéen La Voix lycéenne, qui a appelé à la mobilisation "contre la réforme du lycée professionnel, et pour dire non à la sélection et à Parcoursup, pour réclamer des moyens dans l'éducation et en soutien au mouvement de grève", "près de cent lycées" étaient bloqués à 10H00 "partout en France".

De son côté, le ministère de l'Education a recensé une trentaine de blocages et une centaine d'incidents en France.

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Vers la levée de la grève à la RATP, seulement 6% de grévistes à l'Education nationale selon le ministère

A la SNCF, les perturbations sont nombreuses sur les lignes régionales, mais il n'y a rien sur les TGV. Et la levée de la grève dès ce mercredi a été décidée dans les deux tiers des assemblées générales de cheminots, selon la CGT.

A la RATP, le mouvement ne devrait être pas reconduit ce mercredi, même si les responsables cégétistes n'excluent pas de nouvelles journées de mobilisation après les vacances de la Toussaint.

Dans l'Education nationale, il y a 5,67% de grévistes au total selon le ministère. C'est deux fois moins que lors de la journée du 29 septembre.

Des remontées des autres secteurs qui sont observées de très près par les raffineurs de chez Total, qui se réunissent ce mardi soir pour décider de la suite du mouvement. L'un de ses responsables a prévenu qui la suite dépendra de l'ampleur de la mobilisation ce mardi.

(VJ) 

Grève des raffineries: la CGT se réunit mardi soir sur la suite du mouvement

Les représentants CGT des sites pétroliers de TotalEnergies, en grève depuis trois semaines et encore mardi, se réuniront en début de soirée sur la suite à donner à leur mouvement de revendications salariales, a-t-on appris auprès de leurs responsables.

Les représentants CGT du raffinage chez TotalEnergies se réuniront mardi à 18H00, a indiqué le coordinateur CGT pour le groupe, Eric Sellini, à l'AFP.

"On verra la suite, si on poursuit, ou pas, ou partiellement. Cela dépendra notamment de la journée d'aujourd'hui, cela redonne de l'élan et il y a toujours ce sentiment de colère. On verra si cela suffit pour pousser le mouvement. Et in fine ce sont les salariés qui voteront," a-t-il dit.

Pourquoi la grève à EDF est celle qui inquiète le plus le gouvernement

Parmi toutes les grèves de ce mardi, c’est celle à EDF qui inquiète le plus. La grève dans les centrales nucléaires françaises est surveillée comme le lait sur le feu par le gouvernement, parce qu’elle pourrait retarder les travaux en cours sur des réacteurs et donc nous mettre en danger énergétique.

>> Pourquoi la grève à EDF est celle qui inquiète le plus le gouvernement

Carburants: de nouvelles réquisitions "probablement" dès ce mardi

Le gouvernement pourrait annoncer de nouvelles réquisitions "probablement" ce mardi et en fera "autant que nécessaire" pour assurer le retour à la normale, a annoncé le porte-parole Olivier Véran, alors que la grève dans les dépôts de carburants et les raffineries se poursuit. "Il y aura autant de réquisitions que nécessaires", a indiqué Olivier Véran, invité dans la matinale de France 2. Interrogé sur le fait que cela pourrait intervenir dès ce mardi, il a répondu "probablement".

SNCF: quelles suites pour le mouvement?

Alors que les différentes entités de la SNCF s'expriment un peu partout ce mardi sur la question de la suite du mouvement de grève dans diverses Assemblées générales, Laurent Brun, leader de la CGT-Cheminots, explique ce mercredi matin sur Twitter que les premières remontées de terrain font état d'un tiers des AG qui demandent une reconduction du mouvement dès demain, les autres demandant une autre journée d'action à une date ultérieure.

"On veut plutôt des augmentations uniformes", assure un délégué syndical Sud-Rail

Journée de grève générale. Les syndicats et les grévistes appellent à une augmentation générale de 5% des salaires. Mais Fabien Villedieu, délégué syndical Sud Rail préférerait des augmentations "uniformes"

"On voudrait plus des augmentations uniformes. Le problème des augmentations en pourcentage c’est que plus vous avez un gros plus vous gagnez encore plus", assure le syndicaliste ce mardi sur le plateau des "Grandes Gueules", demandant une augmentation de 400 euros.

"Maintenant, s'ils donnent 5%, nous on prend", ajoute Fabien Villedieu.

"C'est énorme": 7% d'augmentation dès leur premier jour de grève

A Laval, en Mayenne, près de 150 salariés du transporteur Bréger ont fait grève lundi pour la première fois de leur histoire pour demander une "hausse des salaires significative, par rapport à l’inflation".

Ces routiers, payés au Smic, ont obtenu 7% d'augmentation salariale, pour leur seul et unique jour de grève, à la grande satisfaction des salariés que nous avions rencontré.

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Fabien Roussel encourage la mobilisation

Fabien Roussel (député PCF) sur RMC-BFMTV:

"J'appelle à ce que l'ensemble des salariés du privé et du public se mobilisent. Trop de salariés ne voient pas augmenter leur salaire au niveau de l'inflation, donc ils perdent de l'argent. Si le gouvernement n'entend pas cette colère qui couve dans le pays, oui, il peut y avoir des grèves. (...) Pour sortir de cette crise, il faut que le gouvernement envoie un signe fort sur la répartition de la richesse et la hausse des salaires".

RN: "Nous ne soutenons pas le blocage"

Jean-Philippe Tanguy (député RN) sur RMC:

"On comprend la position des Français. Il y a une très large majorité de Français qui sait que les revendications salariales sont légitimes, que les salaires réels n’ont pas suivi l’inflation... Mais de l’autre côté, ils savent bien que la méthode utilisée par certains grévistes, en particulier la CGT, ne vise pas les bonnes cibles. M. Pouyanné, le dirigeant de Total, il va encore avoir sa voiture avec chauffeur, il pourra encore se balader en jet privé… Son quotidien n’est pas impacté. Ceux qui sont impactés, ce sont les autres travailleurs, les soignants, les familles. Le choix de la CGT divise la société française et les salariés au lieu de créer un élan de solidarité qui permettrait d’augmenter les salaires. Nous ne soutenons pas le blocage. Tout ce qui aggrave la situation des salariés, qui met en péril le pays, nous ne le soutenons pas. Mais il ne faut pas oublier que le gouvernement est entièrement responsable de cette situation, qu’il n’a pas anticipée, qu’il a méprisée pendant des semaines. Et maintenant, il court derrière. Après une réunion avec le président, la solution qu’ils ont prise, c’est de dire aux préfets qu’on va passer au cran au-dessus… Je ne vois pas de mesure concrète pour que la situation s’améliore."

Nucléaire: les grévistes déjà mobilisés

Une journée compliquée dans les transports

C'est le jour J pour la journée d'action nationale interprofessionnelle lancée à l'initiative de la CGT, FO, FSU, Solidaires et les organisations de jeunesse (Fidl, MNL, Unef et la Vie lycéenne). Salariés du public et du privé sont appelés à faire grève et manifester pour défendre la hausse des salaires (et protester contre les réquisitions de grévistes dans les dépôts de carburant).  Le gouvernement aura les yeux fixés sur l'ampleur de la mobilisation, qui donnera le ton à la suite de l'automne. La journée s'annonce compliquée, dans les transports notamment. 

Comme annoncé, le mouvement est plutôt bien suivi à la SNCF, où l'appel à la grève devrait être reconduit, et le trafic sera perturbé sur les lignes régionales, TER et Intercité, avec 1 train sur 2 en moyenne, mais la plupart des TGV circuleront. Perturbations aussi en Ile-de-France : faibles pour le métro, plus marqués pour le RER et le bus. A l'école, peu de fermetures de classes, les syndicalistes disent n'avoir pas eu assez de temps pour convaincre. En revanche, la mobilisation s'annonce "significative" dans le secteur de la petite enfance selon la CGT, chez les Atsem ou les personnels de crèche, ainsi que chez les éboueurs et les énergéticiens, en particulier dans le nucléaire, et chez les salariés de l'agroalimentaire.

(VJ)

Grève à la SNCF: un train sur deux en régions mardi, et trafic diversement perturbé en Ile-de-France

La circulation des trains régionaux sera perturbée mardi, avec un TER et un train Intercités sur deux en moyenne en France, ainsi que sur les réseaux d'Ile-de-France pour la journée de grève interprofessionnelle qui ne touchera qu'à la marge le trafic TGV, a annoncé lundi la SNCF.

En région parisienne, le trafic sera normal sur certaines lignes (K, T11, T13) mais fortement perturbé sur d'autres (1 train sur 3 pour le RER D et les lignes J et L du Transilien).

La SNCF prévoit de ne faire circuler qu'un train sur deux sur les lignes B et C du RER, H, N et R du Transilien, et trois sur quatre sur le RER A et la ligne P. Trois trains sur cinq fonctionneront sur le RER E, deux sur trois pour la ligne U, tandis qu'il y aura un tram toutes les 15 minutes sur la ligne T4.

Nouvelle augmentation des prix du gazole

Le prix moyen du litre de gazole vendu en stations-service a encore augmenté de 12 centimes la semaine dernière, selon des chiffres gouvernementaux, alors que les approvisionnements sont perturbés par le mouvement social dans le secteur pétrolier.

Le prix moyen était de 1,92 euro TTC, retrouvant son niveau de fin juillet, selon des chiffres hebdomadaires arrêtés vendredi dernier. Les autres carburants sont aussi concernés par des hausses de prix, bien que moins élevées.

Poursuite de la grève pour des augmentations de salaires chez Lubrizol

La grève sur les deux sites du fabricant d'additifs pour lubrifiants Lubrizol en Seine-Maritime a été reconduite jusqu'à samedi.

"Le mouvement de grève a été reconduit jusqu'à samedi prochain dans le cadre d'une réunion intersyndicale organisée ce (lundi) matin devant le site de Rouen avec des salariés du Havre et de Rouen", a déclaré à l'AFP le délégué CGT Thierry Rolland du site d'Oudalle, estimant que leurs "revendications salariales n'ont pas été entendues à ce stade".

"La direction nous explique qu'elle n'a pas la main, que cela se passe au siège aux USA", a dénoncé Thierry Rolland, quelques heures avant la tenue d'une réunion avec la direction.

Sur le site de Rouen, seule "une équipe de production" ne faisait pas grève, a précisé Réginald Sauvalle, de la CFDT. "On est presque à 100% de grévistes pour les quatre autres unités de production", a-t-il ajouté.

La grève pour réclamer "une augmentation de 7%" des salaires pour "compenser l'inflation", selon les syndicats, a débuté le 11 octobre, tandis qu'un vaste mouvement social touchait également les raffineries.

"Nous maintenons le dialogue. J'ai rencontré l'ensemble des représentants syndicaux la semaine dernière pour comprendre la raison de leur entrée dans ce mouvement alors que ce n'est pas dans la culture de l'entreprise", a déclaré de son côté la présidente de Lubrizol France, Isabelle Striga, qui a indiqué arriver lundi après-midi face aux représentants syndicaux "avec des avancées" après un travail "avec la maison mère".

Réunion ce lundi après-midi à l'Elysée, avec Elisabeth Borne et les ministres concernés

Emmanuel Macron va réunir ce lundi après-midi à l'Elysée la Première ministre Elisabeth Borne et les membres du gouvernement concernés par la crise des carburants pour "faire un point de la situation", selon l'AFP.

Le chef de l'Etat, qui a promis de "continuer à faire le maximum" et réclamé une solution "le plus vite possible", s'entretiendra notamment avec les ministres Bruno Le Maire (Economie), Agnès Pannier-Runacher (Transition énergétique), Christophe Béchu (Transition écologique), Clément Beaune (Transports) et le porte-parole du gouvernement Olivier Véran.

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Emmanuel Macron veut une solution "le plus vite possible" et promet de "faire le maximum"

Emmanuel Macron a dit ce lundi vouloir que la crise du carburant "se règle le plus vite possible", promettant de "faire le maximum". "Je suis aux côtés de tous nos compatriotes qui galèrent et qui en ont assez de cette situation", "on va continuer de faire le maximum", a affirmé le président de la République lors d'une visite au Mondial de l'auto à Paris.

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Les exploitations agricoles en difficulté pendant l'une des périodes les plus importantes de l'année

Le temps est long pour les exploitants agricoles. L'automne est la période pendant laquelle ils ont le plus besoin de carburant, alors les difficultés d'approvisionnement tombent vraiment mal.

"15 à 20 % des exploitations sont à sec et on risque d'avoir plus de 50% d'entre elles à l'arrêt si cela dure en ce début de semaine. C'est plus que compliqué", affirme Luc Smessaert, vice-président de la FNSEA, cultivateur et éleveur à Roy-Boissy (Oise).

Il ajoute: "Dans ma ferme, on est à court depuis mardi, donc on fait le système D: on siphonne nos réservoirs des petits tracteurs et moissonneuses pour aller jusqu’au bout. Il y a les semis à faire, il y a les récoltes de betterave, de pommes de terre et en même temps il faut s’occuper de l’élevage. Il n’y a rien de pire que de ne pas avoir de visibilité.

Plus de 50% des exploitations risquent de manquer de carburant, en pleine récolte

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Le dépôt de Feyzin (Rhône) réquisitionné, en plus de celui de Dunkerque

Le gouvernement a réquisitionné le dépôt de carburant de Feyzin (Rhône) à partir de 14 heures, après avoir reconduit à 06h la réquisition du dépôt de Mardyck (Flandres) près de Dunkerque, pour alimenter les stations-service des Hauts-de-France, d'Auvergne-Rhône-Alpes et de Bourgogne-Franche-Comté, a indiqué ce lundi le ministère de la Transition énergétique.

Grève: la mobilisation de mardi s'annonce disparate en fonction des secteurs

>> Grève: la mobilisation de mardi s'annonce disparate en fonction des secteurs

L'appel à la grève pour cette journée du mardi 18 octobre va-t-il porter ses fruits? La CGT, FO, Solidaires, la FSU et les organisations de la jeunesse ont appelé tous les secteurs, partout en France, à la mobilisation et espèrent frapper un grand coup.

Les syndicats estiment que le mouvement pourrait être d'ampleur car de revendications salariales émergent dans de nombreuses entreprises. Pourtant, d'après les informations de RMC, la mobilisation s'annonce très disparate en fonction des secteurs.

À la SNCF, la grève devrait être très suivie, avec une journée qui s'annonce compliquée pour les trains. La CGT et Sud Rail représentent les deux tiers des conducteurs de train et s'organisent déjà pour reconduire le mouvement les jours suivants.

Du côté de la RATP, les perturbations devraient être plus modérées. Les RER et les bus devraient être plus en difficulté que les métros et les tramways. La mobilisation des chauffeurs poids lourd devrait être faible.

Dans l'éducation, le mouvement ne devrait pas être trop suivi. La raison? Le délai trop court pour se préparer et prévenir les parents.

En revanche, dans le nucléaire, le mouvement est déjà très intense: neuf sites sont déjà en grève, et deux supplémentaires devraient suivre.

(Victor Joanin)

Grève à la SNCF: Clément Beaune prévoit jusqu'à "un train sur deux"

La grève prévue mardi à la SNCF risque de générer "de fortes perturbations" dans les trains, avec jusqu'à "un train sur deux" affecté dans certaines régions, a assuré lundi le ministre délégué chargé des Transports Clément Beaune sur France Inter.

"Il aura de fortes perturbations qui seront sans doute très différentes d'une ligne à l'autre, il y a des lignes qui pourront être affectées", avec jusqu'à "un train sur deux" concerné, a-t-il déclaré.

Contactée par l'AFP, la SNCF n'a pas confirmé ni infirmé cette information du ministre, renvoyant à la publication de ses estimations en fin d'après-midi. Comme Clément Beaune, elle insiste néanmoins sur le fait que la grève affectera différemment les trains selon les régions.

"Sans doute que le TGV sera moins affecté", a estimé le ministre, en ajoutant qu'il "faut que les Français qui peuvent décaler [leurs déplacements, NDLR] ou s'organiser [...] anticipent".

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Bruno Le Maire: "Il faut libérer les dépôts et les raffineries", "notre pays a besoin de fermeté et d’autorité"

Bruno Le Maire sur RMC-BFMTV:

"Dans une démocratie, ce n’est pas la minorité qui dicte sa loi à la majorité. C’est inacceptable et illégitime. Il faut libérer les dépôts et les raffineries, utiliser les moyens de la réquisition et faire en sorte que la voix de la majorité l’emporte sur la voix de la minorité. Le temps de la négociation est passé. Il y a eu un accord. Il faut que force reste à la voix majoritaire. Il en va de notre démocratie sociale. Notre pays a besoin de fermeté et d’autorité. C’est comme cela que nous rétablirons l’ordre, qu’il y aura un retour à la normale. (...) Nous devons avoir une amélioration nette cette semaine. Je ne peux pas être plus clair, plus ferme."

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La grève reconduite chez Total

Malgré les réquisitions, la grève est reconduite sur les cinq sites de Total mobilisés, annonce la CGT. Il s'agit des sites de Normandie, Donges, La Mède, Feyzin et Flandres.

SNCF: Sud-Rail va proposer aux cheminots une grève reconductible dès mardi

Le syndicat Sud-Rail, troisième organisation représentative à la SNCF, va proposer aux cheminots une grève reconductible à partir de mardi, journée de grève interprofessionnelle pour les salaires lancée par la CGT, FO, Solidaires, FSU ainsi que des mouvements de jeunesse. La CGT Cheminots et Sud-Rail, premier syndicat représentatif, avait appelé dès jeudi les salariés de la SNCF à la grève pour des hausses de salaires.

Ile-de-France: trafic "perturbé" mardi dans les RER et bus, selon la RATP

Le trafic du réseau RATP en Ile-de-France sera "pertubé" mardi dans les RER A et B comme dans les bus pour la journée de grève interprofessionnelle, tandis qu'il sera "quasi normal" dans les métros, selon les premières prévisions communiquées dimanche par l'opérateur de transports en commun.

Dans les RER gérés par la RATP, le trafic sera "perturbé" avec "en moyenne 3 trains sur 4" qui circuleront sur les lignes A et B du RER, a précisé la RATP à deux jours d'une journée de "mobilisation et de grève" interprofessionnelle à l'appel de la CGT, FO, Solidaires et de la FSU.

Les interconnexions seront maintenues aux stations Nanterre-Préfecture (RER A) et Gare du Nord (RER B).

Le trafic sera également "perturbé" sur le réseau routier où deux bus sur trois circuleront, avec "certaines lignes" qui pourront être "très perturbées", à la différence du réseau Noctilien qui roulera normalement.

Du côté du métro comme du tramway, le trafic sera "normal ou quasi normal" sur l'ensemble du réseau.

"Les prévisions affinées ligne par ligne seront communiquées lundi en fin de journée", a précisé la RATP à l'AFP.

Carburant: "Moins la galère, mais pas encore le retour à la normale"

Jean-Louis Schilansky, expert pétrolier et ancien président de l’Union française des industries pétrolières, sur RMC:

"Cela va être encore difficile et cela va s'améliorer au fil de la semaine. Ce sera moins la galère, mais pas encore le retour à la normale. La situation a été pire durant le week-end en raison des problèmes de livraison. Ce qui est encourageant, c'est que le travail a repris sur certains sites, mais cela bloque encore sur les sites Total. Vendredi, la situation ne sera pas normale, mais il y aura beaucoup d'amélioration. Le retour à la normale ne sera pas avant une semaine."

La ristourne de 30 centimes prolongée

Alors que la grève a fait drastiquement monter les prix à la pompe, la Première ministre Elisabeth Borne a annoncé la prolongation de la ristourne de 30 centimes, assurant que TotalEnergies allait "également" prolonger sa remise de 20 centimes. L'aide financée par l'Etat devait baisser à 10 centimes à partir du 1er novembre.

Elisabeth Borne menace de nouvelles réquisitions

Face au blocage dans les stations-service, après près de trois semaines de grève, la Première ministre Elisabeth Borne a brandi la menace de nouvelles "réquisitions" de salariés en cas de "situations très tendues".

Sur le plateau du journal télévisé du 20H sur TF1, elle a haussé le ton en demandant aux salariés grévistes de TotalEnergies "de respecter l'accord majoritaire et de ne pas bloquer le pays avec toutes les difficultés que cela crée".

Avant elle, c'est Gabriel Attal, ministre des Comptes publics, qui était monté au créneau dans la matinée en jugeant "inacceptable qu'il y ait la poursuite de blocages".

Carburant: la grève continue chez Total

La grève se poursuit ce lundi dans les raffineries et dépôts de TotalEnergies en dépit de menaces de nouvelles réquisitions au début d'une semaine à haut risque marquée par un mouvement interprofessionnel mardi et les premiers départs en vacances vendredi.

La pénurie de carburant ne semblait pas se résorber dimanche, les chiffres diffusés dans la soirée montrant une aggravation de la situation des stations-service: 30,1% étaient considérées en difficulté contre 27,3% la veille, du fait de livraisons moins nombreuses en week-end, selon le gouvernement.

Dans les Hauts-de-France, 23,4% des stations manquaient d'au moins un de leurs produits contre 22% samedi. Ce taux était bien plus élevé et en hausse en Ile-de-France (41,6% contre 39,9%) et en Centre-Val-de-Loire (42,8% contre 36,4%). La situation était également tendue en Bourgogne Franche-Comté et en Auvergne-Rhône-Alpes.

RMC