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"Bug"... ou "cyberattaque"? L'école à la maison (re)commence avec des problèmes informatiques

"Bug"... ou "cyberattaque"? L'école à la maison (re)commence avec des problèmes informatiques

"Bug"... ou "cyberattaque"? L'école à la maison (re)commence avec des problèmes informatiques - Afp

Jean-Michel Blanquer affirme que le site "Ma classe à la maison" aurait été "victime d’une très forte attaque ​informatique", venue de l’étranger​.

"Un an après, ça recommence !": comme l'an dernier, l'école à la maison a débuté mardi avec de nombreux "bugs" signalés par des professeurs, parents et élèves, en raison de serveurs numériques inaccessibles ou défaillants.

"Combien d'élèves et de familles ont le sentiment de revivre la même impréparation, encore et encore ?", pouvait-on lire sur Twitter. De nombreux messages faisaient état du même problème: "Et voilà, ça a planté à 9h02", "j'étais prête pour faire cours à distance mais ce n'était visiblement pas le cas de l'Education nationale"... 

Le mot-dièse "#ecolealamaison" est d'ailleurs le plus commenté ce midi sur Twitter en France... pour le plus grand plaisir des twittos amateurs de bons mots et de détournements. 

"Aucune leçon n'a été tirée"

Les établissements scolaires sont fermés depuis vendredi soir et les vacances de printemps ont été unifiées en France à partir du 12 avril, avant une rentrée le 26 avril en présentiel dans les écoles et en distanciel pendant une semaine de plus dans les collèges et lycées.

L'an dernier, l'école à la maison avait mal commencé, avec des réseaux saturés et des espaces de travail inaccessibles. Des difficultés résolues au bout de quelques jours. Depuis, le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a assuré que tout était "prêt" si un nouvel épisode d'école à distance était mis en place.

Mais "ce matin nous avons identifié des problèmes de connexion en Ile-de-France, dans le Grand-Est, en Normandie, vers Orléans-Tours.. et sur le site virtuel du Cned", a indiqué à l'AFP Sophie Vénétitay, du Snes-FSU, premier syndicat du secondaire. "Il semble que ce sont à la fois les environnements numériques de travail (ENT) liés aux collectivités et au ministère de l'Education qui ont planté", a-t-elle dit. "On se retrouve exactement dans la même situation que l'an dernier, on a l'impression qu'aucune leçon n'a été tirée. Il y a beaucoup de colère et d'amertume", a ajouté Sophie Vénétitay.
"L'impossibilité d'utiliser les outils institutionnels aux premières heures de cette nouvelle période d'enseignement à distance risque d'aggraver encore le décrochage", a réagi Sud Education dans un communiqué.

Serveurs surchargés

Les ENT (environnements numériques de travail) sont gérés par "les collectivités locales, qui dépendent d'un opérateur privé à Strasbourg victime d'un incendie il y a quelques temps, qui n'a pas pu faire face à l'afflux de connexions ce matin", a expliqué Jean-Michel Blanquer, en déplacement mardi matin dans une école à Paris accueillant les enfants des personnels prioritaires.

"Je sais qu'ils sont à pied d'oeuvre" pour rétablir ces problèmes de connexion, a-t-il dit.

Concernant le dispositif du Cned (Centre national d'enseignement à distance) "ma classe à la maison", qui subit aussi des "perturbations", le ministre a évoqué une "très forte attaque informatique venue de l'étranger". "On est en train d'y porter remède", a-t-il dit. "J'espère que techniquement ça va être rétabli dans la journée". "Heureusement on a d'autres ressources disponibles", a ajouté le ministre, citant des cours enregistrés dans le cadre de la plateforme éducative Lumni ou différents sites de l'éducation nationale. "J'espère que d'ici ce soir ces problèmes là seront réglés", a poursuivi M. Blanquer.

"Dans certaines régions (Grand-Est, Île-de-France, Hauts-de-France, Occitanie), les services étaient fortement ralentis, voire inaccessibles ce matin", a ensuite reconnu le ministère. "Ces problèmes sont liés aux prestataires concernés dans ces régions qui ont rencontré des difficultés techniques dues à la forte surcharge des infrastructures".

Une "salle d’attente" protégeant l’accès aux classes virtuelles a d'ailleurs été mise en place selon le ministère de l’Éducation nationale dans un communiqué. 

"À situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Pour permettre à chacun d’accéder à son réseau éducatif dans de bonnes conditions, nous avons limité le temps des sessions et instauré une logique de quota", précise ainsi le message d’accueil.
La rédaction de RMC avec AFP