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Les colonies de vacances, un endroit de mixité sociale

1,5 millions d'enfants partaient en colonie en 2007-2008 contre 1,3 millions en 2012-2013.

1,5 millions d'enfants partaient en colonie en 2007-2008 contre 1,3 millions en 2012-2013. - Fred Dufour - AFP

Les colonies de vacances, un passage obligé pour de nombreuses générations. Dans la Seine-et-Marne, l'écolocamp de Vaires-Torcy organise des camps de vacances où des enfants de différents milieux se côtoient. Pendant quelques jours, les barrières sociales explosent et des amitiés se forment..

L'été est souvent synonyme de colonie de vacances. Là, pour quelques jours ou quelques semaines, enfants et adolescents découvrent de nouveaux visages, de nouvelles amitiés. C'est aussi un lieu de mixité sociale, comme en Seine-et-Marne, où l'écolocamp de Vaires-Torcy permet aux enfants de toute la région parisienne de se mélanger. 

Ici, pendant cinq jours, les enfants des beaux quartiers et ceux issus de quartiers plus sensibles rient ensemble. Parmi eux, Stella, 11 ans. 

"Quand on demande 'où vous habitez?', on se rend compte que l’on vit pas loin les uns des autres, raconte cette jeune adolescente. Du coup, dans la colonie, il n’y avait pas vraiment de groupe. Nous étions tous amis et c’était super."

Peu d'endroits pour se mélanger

Seulement, ces dernières années, les colonies de vacances n'ont plus la cote et connaissent une sérieuse baisse de fréquentation. L'une des raisons: la réticence de certaines familles à confier leurs enfants à des tiers. Un recul de fréquentation que regrette, Alice, la monitrice de l'écolocamp de Vaires-Torcy

"Il existe peu d’endroits pour se mélanger car les enfants habitent tous dans des endroits très différents. Et je trouve ça assez formidable qu’ils puissent se rencontrer comme ça. En plus, ils sont en vacances, ils sont là pour se faire des amis. Donc ils sont ouverts."

Aussi, pour permettre cette mixité sociale, ici les parents payent en fonction de leur ressources financières. Comptez entre 20 et 300 euros pour les cinq jours.

M. Ferreira et E. Hervé