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Macron réélu: les syndicats appellent déjà à une mobilisation le 1er mai

Pas de répit pour Emmanuel Macron. Deux jours après sa réélection, il va déjà devoir faire face à une mobilisation syndicale importante ce dimanche 1er mai. Un premier rendez-vous avant les échéances sociales prévues et notamment la réforme des retraites.

À peine réélu, Emmanuel Macron fait face à un front syndical qui compte se faire entendre. Si les syndicats se sont félicités de la défaite de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, ils appellent déjà à une mobilisation ce dimanche pour la fête du travail, le 1er mai.

Les revendications restent les mêmes: augmentation des salaires et des pensions, défense des services publics, opposition à un report de l'âge légal de départ en retraite, transition écologique. CGT, FO, FSU, Solidaires, Union Pirate, Solidaire étudiants, FSE… À Rennes, les syndicats sont unis et vigilants, dès le début de ce nouveau quinquennat. Emmanuel Macron est prévenu. Il aura face à lui un front syndical. Et un premier rendez-vous, le 1er mai, fête du Travail.

“On connaît un peu le personnage, on connaît les mauvais coups qui vont nous tomber dessus. Il y a de la colère partout. Mais cette colère doit s’exprimer de manière constructive et positive. On doit retrouver ces ambiances de 1er mai. Moi, j’étais avec mes parents, je me souviens. C’était à la fois fort, combatif, il y avait une ambiance intergénérationnelle et on doit retrouver cet esprit-là”, appuie Fabrice Lerestif, secrétaire général de Force Ouvrière Ille-et-Vilaine.

Une évocation du 49.3 qui fait grincer des dents

Autre point chaud à venir, la réforme des retraites. Dominique Besson-Milord, secrétaire générale de la CGT en Ille-et-Vilaine, promet une opposition dure.

“C’est important que nous soyons visibles dans la rue pour montrer nos revendications. Mais ce qui est très important aussi, c’est la grève dans les entreprises. L’un ne s’oppose pas à l’autre, mais il faut absolument les deux”, assure-t-elle.

Une vigilance renforcée encore par les déclarations de Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, qui n’exclut pas de passer en force sur la réforme des retraites grâce à l’article 49.3.

Rémi Ink avec Guillaume Descours