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Mobilisation des étudiants: les jeunes entre "colère" et "inquiétude pour leur avenir" selon l’UNEF

Nouvelle présidente de l’UNEF, syndicat étudiant de gauche, Imane Ouelhadj a expliqué ce vendredi dans "Apolline Matin", sur RMC et RMC Story, pourquoi des jeunes se mobilisent avant le second tour de l’élection présidentielle avec des blocages dans des universités.

"Ni Macron, ni Le Pen". A la Sorbonne, à Sciences Po ou encore à l’Ecole normale supérieure, à Paris, ainsi qu’à Reims ou Nancy notamment, des étudiants se mobilisent avant le second tour de l’élection présidentielle entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen en bloquant des campus et des universités. "Ça traduit une colère des jeunes face à un quinquennat qui les a précarisés, un quinquennat mortifère pour l’ensemble de la jeunesse, et une inquiétude pour leur avenir, explique Imane Ouelhadj, la nouvelle présidente de l’UNEF, dans ‘Apolline Matin’ ce vendredi sur RMC et RMC Story. Quand on voit un second tour entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, on se pose des questions pour notre avenir, au niveau écologique et sur les droits sociaux."

Syndicat étudiant de gauche, "l’UNEF appelle à faire barrage à l’extrême droite", sans pour autant demander à voter pour Emmanuel Macron. "On appelle à se rendre dans les urnes et après, ils voteront en leur âme et conscience, indique Imane Ouelhadj. On a analysé les différents programmes et il faut se mobiliser contre les idées réactionnaires et les violences. L’UNI et Génération Zemmour ont attaqué des étudiants hier. C’est arrivé aussi dans la dernière marche contre le sexisme, où des groupes de jeunes d’extrême droite ont attaqué des manifestants. On veut défendre nos libertés au quotidien."

"L’impression de s’être fait voler cette élection et notre avenir"

Pour Imane Ouelhadj, étudiante en sciences politiques à Nanterre, la jeunesse a le sentiment d’être oubliée par les responsables politiques. "Ce qui pose problème, c’est la représentativité dans les programmes, estime-t-elle. C’est compliqué de savoir pour qui voter si personne ne répond à nos préoccupations. Les candidats pour lesquels les jeunes ont voté ne sont pas arrivés en tête. On a l’impression de s’être fait voler cette élection et notre avenir. On ne peut pas dire que les jeunes se désintéressent de la vie démocratique, c’est faux. Les dernières mobilisations pour le climat ou la lutte contre le sexisme ont été portées par des jeunes. Toutes nos aspirations ne sont pas retranscrites. Il y a une crise de la représentativité des jeunes dans le pays."

LP