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Pouvoir d'achat, justice fiscale, fin des privilèges des élus: c'est l'heure du bilan pour le Grand débat national

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Après deux mois de débats tous azimuts, les attentes des Français sont immenses. Et pour s'en rendre compte, retour à Paimpol, dans les Côtes d'Armor. C'est là que RMC avait choisi de passer sa première semaine pour comprendre la crise des "gilets jaunes" en novembre dernier.

Plus de deux mois de consultation et près de deux millions de contributions résumées en 1.500 pages. Edouard Philippe tire le bilan du "Grand débat national" lancé par Emmanuel Macron face à la crise des "gilets jaunes". Une synthèse, dévoilée ce lundi matin au Grand Palais à Paris avant l’annonce des mesures concrètes, attendues dans le courant du mois.

Cinq mois après, les élus, les habitants, les "gilets jaunes" de cette commune se sont, plus qu'ailleurs, emparés du "Grand débat". Des centaines de doléances, une trentaine de réunions locales, la municipalité estime qu'un habitant sur 10 a donné son avis lors du "Grand débat".

"Il y a, à peu près dans toutes les pages, un sentiment de révolte"

A Paimpol, il suffit de feuilleter les centaines de pages du cahier de doléances pour mesurer l'ampleur de la tâche.

"Il y a, à peu près dans toutes les pages, un sentiment de révolte. Les privilèges des élus, le minimum vieillesse, les problèmes sur l’éducation, la prise en charge des retraites, le transport etc.", énumère le maire, Jean-Yves de Chaisemartin.

A ces doléances, il faut ajouter les propositions des citoyens. Christophe a participé à l'une des réunions. 

"Plus de justice fiscale, je pense que c’est à ça qu’il faut qu’on arrive. Pas seulement au niveau de l’impôt sur le revenu, mais il y a d’autres impôts. La TVA, la taxe sur les ordures ménagères, la taxe sur la télévision… Je pense que c’est une des solutions".

"Une mesure concrète qui puisse réellement nous redonner un pouvoir d’achat à nous, les petits"

Les "gilets jaunes" eux aussi, ont organisé des débats. Cécile attend un geste fort.

"Une mesure concrète qui puisse réellement nous redonner un pouvoir d’achat à nous, les petits. Toi, si on te donne demain ne serait-ce que 200 euros en plus, à toi, à toi, à moi, vous vous rendez compte ce que ça fait. Donc la mesure qu’on attend, c’est celle-ci".

Mais comment le gouvernement va-t-il pouvoir combler toutes ces attentes ? Le maire de Paimpol est inquiet: "Si le niveau des réponses n’est pas au niveau des attentes, on va passer à côté du sujet. La colère sera encore plus grande". Les premières mesures concrètes sont attendues pour la semaine prochaine.

Margaux Boddaert et Juliette Droz (avec Caroline Petit)