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Couvre-feu: Macron promet des aides supplémentaires, les restaurateurs dénoncent une "fermeture déguisée"

Emmanuel Macron s'exprimera à 20h.

Emmanuel Macron s'exprimera à 20h. - AFP

A peine l'intervention du chef de l'Etat finie, le secteur de la restauration et de l'hôtellerie a fait part de ses plus vives craintes, "condamnant le service du soir".

La grogne. Emmanuel Macron a annoncé mercredi que des couvre-feux seraient imposés dès samedi pour un mois, voire jusqu'au 1er décembre, en Ile-de-France et dans huit métropoles de 21H00 à 06H00 pour faire face à la situation sanitaire "préoccupante". 

Aussitôt, les fédérations professionnelles du secteur hôtellerie-cafés-restauration ont déploré que ce couvre-feu constitue "une fermeture déguisée" de leurs établissements. 

"Force est de constater que cette décision équivaut à une refermeture de nos établissements" et qu'elle est "lourde de conséquences pour le secteur (...) déjà durement frappé par cette crise", écrivent dans un communiqué commun le Syndicat de la restauration thématique (SNRTC), l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih), le Groupement des indépendants hôtellerie et restauration (GNI) et le Groupement national des chaînes hôtelières (GNC).

"Cette nouvelle contrainte horaire, qui condamne le service du soir, a pour conséquence pure et simple d'obliger nos restaurants à fermer", estiment les professionnels du secteur.

Rappelant leur soutien à des "contrôles renforcés" pour faire appliquer le protocole sanitaire, ils regrettent "que les forces de l'ordre soient mobilisées en nombre bien supérieur pour faire respecter le couvre-feu". Dans ce contexte, le secteur réclame "un dispositif d'aides renforcées pour accompagner les trésoreries" et "des actes sur les loyers et les assurances".

A distance, et quasi au même moment, Emmanuel Macron a promis de son côté des "dispositifs de soutien supplémentaires" à ces secteurs économiques qui seront affectés par le couvre-feu, comme la restauration, les théâtres, les cinémas et l'événementiel, mentionnant le chômage partiel et le fonds de solidarité, récemment élargi.

Ainsi, une nouvelle liste de métiers représentant 75.000 entreprises supplémentaires va bénéficier de ce fonds pouvant aller jusqu'à 10.000 euros par mois, au-delà des 150.000 entreprises qui y étaient déjà éligibles, avait annoncé la semaine dernière le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. Il avait ajouté que les entreprises des secteurs concernés par les restrictions administratives pourraient aussi bénéficier du chômage partiel pris en charge à 100% jusqu'à la fin de l'année.

La rédaction de RMC (avec AFP)