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Covid-19: Olivier Véran évoque une amélioration de la situation et se dit favorable à un déconfinement "territoire par territoire"

Le ministre de la Santé assure que la situation s'améliore un peu mais ajoute que la pression hospitalière reste forte et invite à la prudence.

Des derniers chiffres encourageants? C'est ce qu'assure ce mardi matin Olivier Véran au quotidien Le Télégramme. Selon le ministre de la Santé, la France a amorcé, depuis cinq jours, une "décroissance de l'épidémie". 

En clair, il y a un peu moins de nouveaux malades chaque jour, 33.000 nouveaux cas quotidiens en moyenne, contre près de 40.000, il y a encore une semaine.

Mais la pression hospitalière reste forte. Près de 6.000 malades étaient hospitalisés hier en réanimation. Tout ça reste donc très "fragile", insiste Olivier Véran, qui invite à la prudence, "il faut continuer les efforts".

"Nous sommes toujours à un niveau très élevé de l'épidémie et la descente n'est pas encore suffisamment rapide et tranchée. Il nous faut continuer nos efforts", ajoute Olivier Véran.

Pas de changement concernant la vaccination

Le ministre de la Santé maintient tout de même le calendrier: retour en classe pour les maternelles et les primaires, lundi prochain, le 3 mai, pour les collèges et les lycées. 

Ensuite, "nous pourrons envisager un certain nombre d'allègements", explique-t-il, à partir de la mi-mai et peut-être territoire par territoire. Mais le ministre de la Santé ne donne pas plus de détails, ni de date précise: "Cela fera l'objet d'annonces en temps voulu". 

Les données de Santé publique France indiquaient un peu plus de 29.000 nouveaux cas dimanche, près de 36.000 samedi et de 36.500 vendredi. Les chiffres de lundi (presque 6.700) sont bas, comme tous les lundis, en raison de la fermeture des laboratoires de tests le dimanche.

La France comptait lundi 31.214 patients du Covid-19 hospitalisés, dont presque 6.000 en soins intensifs.

Enfin, sur la campagne vaccinale, le gouvernement ne change pas son fusil d'épaule. Le critère d'âge reste notre priorité, explique le ministre de la Santé: "car plus on est âgés plus on a de risque de faire des formes graves et d'être hospitalisé". 

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Margaux Bourdin (avec Guillaume Dussourt)