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"Il faut remettre le masque": l'appel de Jérôme Marty face à l'augmentation des cas de Covid

Le nombre de contaminations au Covid-19 est en hausse. La ministre de la Santé a demandé aux Français de remettre le masque. Un appel soutenu par le médecin Jérôme Marty dans Les Grandes Gueules, qui espère une faible répercution sur les services de réanimation.

Le masque n’est plus obligatoire dans les transports en commun depuis environ un mois et demi. Cependant, face à la recrudescence des cas de Covid-19, la ministre de la Santé, Brigitte Bourguignon, a demandé lundi aux Français de le reporter dans ces mêmes transports par “civisme”, sans le rendre obligatoire.

L'épidémie de Covid-19 connaît en effet un rebond en France depuis trois semaines, notamment avec l'apparition des nouveaux variants Omicron BA.2.12.1, BA.4 et surtout BA.5. Pour Jérôme Marty, médecin généraliste, le port du masque doit être un réflexe dès que le taux de reproduction du virus augmente.

"On doit être factuel. On a une épidémie qui repart comme elle repart tous les deux mois. Il y a des vagues régulières. On sait qu'on a une protection par une immunité naturelle qui dure de 6 à 8 semaines. Donc on sait qu’on peut se recontaminer potentiellement tous les deux mois. On sait que cette maladie peut, à terme, donner lieu à des séquelles. Donc ça veut dire que ce n’est pas une maladie anodine. Comme on a un virus qui re-circule, il faudrait remettre le masque dans les transports en commun. Moi ce matin dans l’avion pour la première fois, j’ai remis le masque”, explique-t-il dans les Grandes Gueules ce mardi.

Un risque pour les services d'urgence et de réanimation

Il ajoute qu’il faut être d’autant plus vigilant et réussir à lisser cette nouvelle vague que la situation dans les hôpitaux est catastrophique avec de nombreux services d’urgence fermés.

“On n’a pas encore les effets des festivals. On sait qu’on a un décalage surtout entre l’augmentation des cas en ville puis ensuite, trois semaines, un mois après, les hospitalisations. On connaît l’état catastrophique actuellement de nos hôpitaux privés et publics. Si on a la moindre vaguelette et le moindre impact sur nos réanimations, ça peut être catastrophique”, prévient-il.

Il appelle pour cela la population à risque à aller faire la dose de rappel du vaccin. Un message porté aussi par la ministre de la Santé qui a, elle aussi, réitéré son appel à un nouveau rappel de vaccination avec la quatrième dose pour certaines catégories de la population, comme les plus de 60 ans et les personnes immunodéprimées.

Guillaume Descours