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"J’ai fait mes affaires en 10 minutes": après une flambée des cas de Covid-19, des adolescents français tentent de quitter Malte coûte que coûte

TEMOIGNAGES RMC - Certains ont réussi à rentrer en France par leurs propres moyens, d'autres restent bloqués sur l’île, plongeant leurs familles dans l'inquiétude.

Des centaines d'adolescents bloqués à Malte. Des jeunes Européens, venus en séjour linguistique sur l'île pour perfectionner leur anglais, se retrouvent confinés dans leur hôtel après une flambée de cas dans les écoles de langue qui ont toutes dû fermer mercredi.

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Des jeunes Italiens, Allemands, mais aussi plusieurs dizaines de Français déclarés cas-contacts sont concernés et doivent respecter une quarantaine de 14 jours sans possibilité de rentrer en France.

Peu après le début du séjour, les premiers cas de Covid apparaissent. L'organisme de programme linguistique EF empêche les ados de repartir, disant respecter la législation locale.

 Charles, 17 ans, élabore un plan, digne d'un film d'action.

“Mon père était sur le dossier du billet d’avion, j’ai missionné un de mes amis sur la réservation du taxi et pendant ce temps en 10 minutes, j’ai fait mes affaires. Chaque fois que je voyais passer quelqu’un de la sécurité, je me disais, j’espère que ce n’est pas pour moi. J’ai pris l’avion jusqu’en Belgique. Je suis un peu le James Bond de Malte”, explique-t-il.

Des parents inquiets

Charles a le sourire: il est rentré en France et passe une semaine à l'isolement, chez lui. Mais pour d'autres, la galère continue.

Comme pour la fille de Déborah, par exemple, âgée de 16 ans et contrôlée positive au Covid:

“Pour le moment, elle est toute seule dans cet hôtel. Donc c’est à elle de se débrouiller pour se faire livrer à manger et à boire. Elle commence à être symptomatique. Elle a trois dolipranes avec elle et c’est tout. Elle n’a pas la possibilité de prendre sa température ou d’être évaluée par qui que ce soit puisque personne ne peut venir la voir. Il y a beaucoup de colère contre cet organisme qui l’a complètement abandonnée”, assure-t-elle.

L'organisme était injoignable mercredi. Le Quai d’Orsay assure suivre la situation de près.

Rémi Ink avec Guillaume Descours