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"Je préfère le confinement": à bout, les soignants désespèrent de voir le bout du tunnel

Un an après, les soignants sont toujours mobilisés face au Covid-19. Et désespèrent alors que la crise ne semble pas s'éloigner.

Le bout du tunnel, Isis, infirmière en réanimation à l'hôpital d'Aulnay-Sous-Bois en Seine-Saint-Denis, désespère de ne pas l'apercevoir: "Cela fait un an qu'on est dans le Covid-19. j'ai l'impression qu'il n'y a pas d'issue. Il faudrait peut-être mettre fin à cette épidémie". Après un sur le front de l'épidémie, plus d'un soignant sur deux se dit plus fatigués qu'avant le début de la crise sanitaire (51%) selon un sondage Harris Interactive pour la Fédération hospitalière publié mercredi.

Comme Isis, les soignants de ce service se battent chaque jour pour sauver des vies. mais il y a aussi leurs proches, tout autant menacés par le Covid. C'est ce qui fait dire à Valérie, aide-soignante, qu'il faut prendre la mesure la plus forte: "Je préfère quand même le confinement. Nous, on n'a pas vécu le confinement parce qu'on était au boulot mais on savait que notre famille était protégée et on donnait tout ce qu'on pouvait pour pouvoir en finir".

La situation ne s'améliore pas

Les morts qui défilent, la fatigue qui s'accumule dans un climat d'incertitude, on y fait face, mais ce n'est pas simple, admet Henri Faure, médecin réanimateur: "Quand est-ce qu'on pose les valises, on ne sait pas. On ne peut pas avoir ce côté rassurant". On fonctionne comme des enfants montant un escalier, résume ce médecin. Une marche après l'autre, sans regarder en bas, pour ne pas avoir le vertige.

Et la situation de la France ne s'améliore pas. On recensait mercredi 38.500 nouveaux cas positifs au Covid-19 et 246 nouveaux décès. Le taux d'incidence est de 253 tandis que la tension hospitalière est de 81,9%.

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Benoît Ballet et Nicolas Ropert (avec Guillaume Dussourt)