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Pas de réintégration des soignants non-vaccinés: "Ils ont été complètement irresponsables"

L'Académie de médecine s'est prononcée contre la réintégration des soignants non-vaccinés contre le Covid, estimant que leur décision était "incompatible avec le métier de soignant". Sur le plateau des "Grandes Gueules" ce mercredi sur RMC, on salue cette décision en rappelant que ces soignants toujours suspendus représentent seulement 0,3% des effectifs.

Les soignants non-vaccinés contre le Covid-19 ne seront pas réintégrés à l'hôpital. En tout cas, pas dans l'immédiat. Mardi, l'Académie de médecine a estimé qu'une réintégration entacherait le "climat de confiance" entre soignants et avec les patients, et les malades fragiles, sans résoudre pour autant les difficultés de l'hôpital.

"Tout refus de se faire vacciner motivé par des convictions personnelles est respectable, mais incompatible avec le métier de soignant. La baisse d'efficacité des vaccins pour prévenir l'infection et la contagion par les nouveaux variants du SARS-CoV-2 ne saurait justifier la réintégration des non vaccinés: les vaccins actuels conservent une efficacité résiduelle contre la transmission", assure l'Académie de médecine dans un communiqué.

"On ne va pas tout d'un coup, parce qu'on a oublié le Covid-19, réintégrer des soignants qui ont été complètement irresponsables", estime ce mercredi sur le plateau des "Grandes Gueules", sur RMC et RMC Story, Joëlle Dago-Serry. "Ils n'ont pas voulu se faire vacciner alors qu'il y avait des malades fragiles en hôpital, ce ne sont pas des personnes qui respectent leur engagement de soignant", poursuit-elle.

"Un message de laxisme"

"Ce n'est pas parce que les mois sont passés qu'ils doivent revenir. Cela enverrait un message de laxisme", selon Joëlle Dago-Serry.

Claire O'Petit, l'ancienne députée de La République en Marche, est également contre leur réintégration, évoquant "seulement 700 personnels et essentiellement des administratifs". Seuls 0,3% des professionnels hospitaliers sont toujours non-vaccinés, assure la Fédération hospitalière de France. Leur retour à l'hôpital ne permettrait pas de résoudre les problèmes de personnel actuels. "Ils choisissent ce métier et refusent un vaccin, comment peut-on leur faire confiance?", s'interroge l'ancienne députée.

"C'est un sujet purement politique, ça ne représente presque personne", renchérit de son côté Etienne Liebig. "C'est un non-sujet en termes de chiffres et c'est idiot de vouloir en faire un sujet symbolique en estimant que l'hôpital serait sauvé en réintégrant ces personnes", ajoute-t-il.

G.D.